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vendredi 31 mars 2023

TUBULAR BELLS 50TH ANNIVERSARY EDITION : Les visuels et la liste des morceaux des éditions physiques !

L'annonce officielle se fait attendre à mesure que les détails affluent sur la toile à moins de deux mois de la sortie programmée... On le rappelait hier, les précommandes sur certaines places de marché sont déjà lancées et les infos sur le contenu de cette nouvelle édition de Tubular Bells révèlent peu à peu l'aspect unique de cette sortie.

C'est aujourd'hui l'enveloppe qui se dévoile un peu plus, puisque les visuels (certainement officialisés très bientôt) ont été ajoutés aux fiches produits. Cela confirme entre autre que l'édition CD sera sur une unique galette, tandis que l'édition vinyle sera bien sur quatre faces.

Edition CD
Edition vinyle

A noter que la pochette de l'édition CD semble être cartonnée, et que les deux formats bénéficieront de sous pochettes imprimées (ou des livrets ?). Mais en résumé, tout à l'air assez sobre... Espérons qu'une édition un peu plus "Deluxe" vienne s'ajouter à ce qui parait pour le moment être très standard.

Ces visuels ont au moins le mérite d'éclaircir le contenu ! On y voit en tout cas nettement la liste des pistes qui seront gravées sur le CD (fatalement plus réduite que ce qui semble être prévu sur digital) : 

1. Tubular Bells - Part One
2. Tubular Bells - Part Two
3. Tubular Bells 4 Intro - Demo
4. Tubular Bells/In Dulci Jubilo - London 2012 Olympics Opening Ceremony
5. Tubular Beats - Mike Oldfield & York Remix

Si cette même tracklist est confirmée, il s'agira d'une réédition doublement exceptionnelle, puisque la version des JO de 2012 n'avait jamais été éditée dans la discographie officielle de Mike Oldfield sur CD, et seulement à 500 exemplaires sur vinyle maxi-45-tours.

Avec la sortie de la démo de Tubular Bells 4, c'est donc une compilation-événement qui risque malgré tout de plaire à beaucoup de fans. Car soyons honnêtes, cette énième réédition de Tubular Bells aurait pu être bien plus avare en originalité...

Espérons une annonce officielle très bientôt, avec peut-être encore des surprises !

jeudi 30 mars 2023

TUBULAR BELLS 4 : Mike Oldfield bouclerait la boucle en signant son ultime morceau...


Ces dernières heures les informations autour de la prochaine sortie de Tubular Bells 50th Anniversary Edition nous ont apportés des détails qui ne manqueront pas de soulever autant d'émotions que de déception, voire de tristesse...

En effet, une description plus précise a été ajoutée sur une fiche Amazon de l'édition CD présentant la démarche derrière cette sortie : 


"L'album iconique Tubular Bells de Mike Oldfield est réédité pour célébrer son 50ème anniversaire. Cette édition spéciale présente une démo inédite enregistrée il y a maintenant 5 ans, et qui, à ce moment-là était censée débuter une nouvelle version retravaillée pour les 50 ans. Depuis, Mike Oldfield a pris sa retraite, et l'introduction de 8 minutes a été mise de côté. Voyant enfin le jour, l'Intro de Tubular Bells 4 est la conclusion de l'incroyable vie d'un album historique, et peut bien être la toute dernière chose enregistrée par Oldfield."

Les rumeurs étaient donc bien fondées, l'extrait de Tubular Bells 4 existe bel et bien, mais sera la seule chose que l'on découvrira d'un opus qui, semble-t-il, restera inachevé... Mike Oldfield ayant finalement laissé tomber son développement malgré tout l'enthousiasme qu'il présentait en 2017. On ne connait pas les raisons de ce virage (l'inspiration, la motivation, la santé, ...?), mais ce qui est sûr, c'est que, si l'information est confirmée, cette célébration sera marquée d'une pointe de morosité dans le cœur des fans...

Encore une fois rien d'officiel pour l'instant, mais la liste des piste composant l'album à venir (dans sa version digitale) a également été publiée par le site Qobuz et présente effectivement une édition hommage à Tubular Bells en présentant plusieurs versions du catalogue Universal/Virgin sorties entre 1973 et 2023 : de l'original, à TB4, en passant par la version des JO 2012, et certainement le mix de 2009.



samedi 25 mars 2023

TUBULAR BELLS : Une nouvelle édition anniversaire pour les 50 ans !

Il fallait bien s'y attendre ! Après le picture-disc des 5 ans, l'édition CD-Gold cartonnée des 25 ans, le réenregistrement des 30 ans, et j'en passe... L'un des albums progressifs les plus vendus de tous les temps ne pouvait pas échapper à une énième réédition pour fêter son cinquantième anniversaire !

C'est en tout cas ce que suggère la mise en ligne récente de l'album Tubular Bells - 50th Anniversary Edition prévu pour le 26 mai prochain (juste au lendemain des 50 ans tout pile). Très peu d'infos pour le moment, hormis la pochette, et le fait qu'il y aura au moins une édition CD et un double vinyle...

Tubular Bells 50th Anniversary Edition (2023)

Les sites de la Fnac référencent également ces deux éditions (ici et là), mais ne vous précipitez pas les prix vont certainement bouger... Le double vinyle est aussi apparu sur Amazon.

On attend une annonce officielle et la divulgation du contenu car il est toujours possible que ce double disque vinyle renferme quelques surprises, étant donné que l'album n'est censé tenir que sur deux faces. Il y a toujours les indices d'une compilation-évenement, mais il ne faut pas non plus oublier que les démos sortent également dans une édition simple exclusive au Record Store Day au mois d'avril... Il est donc possible que cette édition des 50 ans soit simplement un regroupement de deux versions de Tubular Bells : Original 1973 + Demos, ou même avec le mix de 2009 (comme cela avait déjà été le cas en 2016 avec la Deluxe Edition).

Annonces à suivre donc ! ;-)

Merci à José pour le partage !

Forum

jeudi 2 mars 2023

RETROSPECTIVE : Le Telegraph raconte la ‟folle” histoire de Tubular Bells (par James Hall) - traduction VF

C'est au tour du journal britannique The Telegraph de nous proposer son récit autour de Tubular Bells à l'occasion des 50 ans de l'album culte, et des multiples évènements scéniques actuellement en tournée outre-Manche. 

Cette fois, la parole est notamment donnée à l'arrangeur Robin A. Smith, qui a reçu la bénédiction de Mike Oldfield pour réorchestrer et mettre en scène son album de 1973. Robin Smith a souvent collaboré avec le Maestro puisqu'il était déjà aux mannettes en 1992, lors du concert de lancement de Tubular Bells II au pied du château d'Edimbourg, puis sur la scène de l'ouverture des JO à Londres en 2012. Il profite donc aujourd'hui des 50 ans du chef d'œuvre pour proposer sa propre interprétation en live avec une tournée exclusivement britannique qui prendra fin le 31 mars. Pas de concerts prévus à l'international donc, mais nous avons quand même droit à nos lots de consolation puisqu'une captation du spectacle a été éditée l'année dernière en DVD et Blu-ray (lien), et un réenregistrement est également sorti en CD (lien bandcamp).

La captation du live Tubular Bells par Robin Smith (à ne pas confondre avec celui du Royal Philharmonic Orchestra dirigé par Simon Dobson !!!)

La version de Tubular Bells réenregistrée par Robin Smith (CD)

L'article rédigé par James Hall revient donc principalement sur le succès de Tubular Bells et sur les lignes qu'il a brisée à l'époque. Tant du point de vue technique que musical. Les différents protagonistes que le journaliste cite le décrivent ainsi comme un ovni qui représentait une véritable prouesse pour tous ceux qui s'y sont frotté, jusqu'au réalisateur de sa première captation live sur la BBC en 1973, Tony Staveacre. Son témoignage précieux permet de revoir ce concert avec un œil tout simplement nouveau !

Cette rétrospective est ainsi l'occasion de rappeler que d'autres artistes se sont appropriés la musique de Tubular Bells, à commencer par le guitariste Steve Hillage, qui, dès 1974, avait été missionné pour faire rugir ses cordes électriques lors des performances du Royal Philharmonic Orchestra conduit par David Bedford (qui avait à l'époque réarrangé Tubular Bells et Hergest Ridge pour le classique). On raconte que Mike s'était moqué de la prestation du guitariste, mais jugé par vous même (vidéo plus bas)... Hillage avait quand même un sacré gratté sur le passage Ambient de la seconde partie, non ?? Un pur plaisir à réécouter et à revoir !

Je vous laisse découvrir cet article traduit pour vous en français, mais la version originale est bien sûr toujours disponible (ici et là).

Bonne lecture !

Too long, too complex, too weird: the twisted history of Tubular Bells


[Trop long, trop complexe, trop bizarre : la folle histoire de Tubular Bells]
par JAMES HALL (publié le 28 février 2023 - The Telegraph)

Il y a cinquante ans, ce succès improbable a lancé le label de musique de Richard Branson, a servi de bande-son au film L'Exorciste, et a fait de son jeune compositeur une star.

Le tube 'tordu' de la pochette vinyle de l'album Tubular Bells de Mike Oldfield (Records / Alamy Stock Photo - © Records / Alamy Stock Photo)

« C'est comme les alunissages. Tout le monde sait où il se trouvait lorsqu'il a entendu Tubular Bells pour la première fois », déclare Robin Smith, un musicien qui, le 3 février, s'est lancé dans une tournée britannique de 32 dates pour interpréter l'album ambient-prog-folk de 1973 de Mike Oldfield devant des dizaines de milliers de fans.

Sorti il y a 50 ans ce printemps, Tubular Bells a été un succès surprise qui a transformé son compositeur, alors adolescent, en une rock star aussi richissime que réservée. L'album - qui ne comprend que deux morceaux, sans voix, d'environ 25 minutes chacun - s'est vendu à 17 millions d'exemplaires, a lancé le label Virgin Records de Richard Branson, a servi de bande-son au film d'horreur le plus effrayant de tous les temps, et a même vu sa pochette en forme de tube tordu reproduite sur les timbres postaux du Royal Mail. Il a également marqué les débuts de la fusion de la musique classique et du rock, donnant lieu à l'un des spectacles musicaux les plus difficiles sur le plan logistique - mais finalement emblématiques - de l'histoire de la chaine BBC.

Smith dirige un ensemble de huit musiciens qui interprètent l'album en live (avec la bénédiction de son ami Oldfield, qui vit désormais aux Bahamas). Le fait que l'album remplisse encore les salles de concert d'Exeter à Édimbourg, souvent avec deux générations d'une même famille, témoigne de son attrait durable.

Même si vous pensez ne jamais avoir entendu l'album, vous l'avez forcément entendu. Ce motif au piano qui fait froid dans le dos, avec un tempo étrange, dans L'Exorciste, avant que Linda Blair ne fasse de la gymnastique avec sa tête et vous prive de votre capacité à dormir ? C'est Tubular Bells. C'est inoubliable. Mais l'album ne se résume pas à ce seul refrain. Certainement pas. Il regroupe tout, de la musique de chambre au folk en passant par le rock à la Metallica et les ambiances de Western Spaghetti. Et ce n'est que la première face du disque.

Dans ces conditions, il n'est pas surprenant que le succès de Tubular Bells ait été inattendu lors de sa sortie en 1973. Musicalement, il se situait quelque part à gauche du champ gauche*. Les albums les plus populaires au Royaume-Uni en 1972 (et qui n'étaient pas des compilations de hits) étaient soit des albums parfaitement taillés pour la radio, d'artistes comme Donny Osmond, Lindisfarne ou le gagnant écossais du télé-crochet Opportunity Knocks, Neil Reid ; soit des albums rock et glam de groupes comme Deep Purple et T. Rex. En 1973, Elton John, Slade et David Bowie dominaient les hit-parades. Mais si Tubular Bells devait partager un ADN musical avec quelqu'un, c'est bien le groupe progressif Yes, dont l'opus de deux heures Tales from Topographic Oceans est également sorti en 1973.


La sortie de l'album s'est faite presque par hasard, à une époque où Branson, entrepreneur en difficulté, tentait de percer dans le monde de la musique. Après avoir commencé sa carrière à 15 ans avec son magazine national Student en 1968, Branson s'est lancé dans la vente de disques par correspondance pour financer ses activités d'édition. Mais il s'est retrouvé en difficulté avec les autorités à cause de la façon dont avait été comptabilisée les taxes de l'époque. Il fut alors condamné à une énorme amende qu'il devait payer en multipliant ses activités liées à la musique. Il a notamment ouvert d'autres magasins, créé le studio d'enregistrement The Manor dans une maison de campagne délabrée de l'Oxfordshire, et lancé un label de disques si son équipe parvenait à trouver des artistes. Il n'y avait aucune garantie que ce dernier point se réalise.

Simon Draper, alors président de Virgin, a déclaré dans un documentaire récent que la plupart des musiciens ne voulaient pas signer avec un jeune label donné perdant. « Les artistes voulaient le pouvoir, l'argent et l'influence d'une grande maison de disques internationale, et j'étais donc très limité dans ce que je pouvais faire », a déclaré Draper. En outre, il affirme qu'il n'était pas motivé par la signature de futurs hits. « Ma motivation était de faire des disques qui étaient importants, révolutionnaires, avant-gardistes, et pas nécessairement des succès commerciaux ». Par défaut et donc à dessein, le terrain de chasse de Virgin était limité.

Quelle chance, alors, que l'un des premiers groupes à enregistrer au Manoir soit un groupe de soul appelé The Arthur Louis Band. Le guitariste remplaçant du groupe était un jeune homme timide de 19 ans appelé Mike Oldfield. Et Oldfield avait une activité secondaire. C'est le producteur résidentiel de The Manor, Tom Newman, qui a entendu pour la première fois une démo de Tubular Bells sur une « toute petite bobine » qu'Oldfield lui avait remise, une démo qu'il avait commencée à l'âge de 17 ans. Oldfield avait déjà été rejeté par plusieurs labels, qui, comme il l'a dit plus tard, le prenaient pour un « cinglé ». Mais Newman pensait que la démo était « sensationnelle ». Il envoya la démo à Draper qui convainc Branson d'utiliser Tubular Bells pour lancer le label Virgin. Oldfield travailla sur l'album pendant les temps morts du Manoir, jouant lui-même la plupart des instruments, de l'orgue Farfisa à la flûte traversière.

Mike Oldfield en 1970 1982 (Getty - © Provided by The Telegraph)

« L'avantage d'avoir un studio, c'est que nous avions parfois des périodes creuses, par exemple lorsque le groupe dormait », a déclaré Branson lors d'un récent documentaire de HBO sur sa vie. « Mike Oldfield est venu et a séjourné au Manoir, et pendant ces périodes creuses, les ingénieurs l'ont laissé entrer dans le studio et Tubular Bells a été enregistré. Simon [Draper, le président de Virgin à l'époque] a entendu la bande, me l'a apportée, nous l'avons tous les deux adorée, et avons donc décidé de la sortir. »

Selon certains témoignages, Virgin a d'abord essayé de vendre l'album à des maisons de disques plus importantes (Virgin agissant en tant que gestionnaire ou agent d'Oldfield). Un directeur de maison de disques américaine a proposé 20 000 dollars si des voix étaient ajoutées. L'offre fut rejetée. Une fois l'album sorti, Virgin « a dû jouer toutes ses cartes pour promouvoir cette musique », a déclaré Branson. « Nous avons réussi à l'intégrer dans le film L'Exorciste, ce qui a beaucoup aidé en Amérique. Tubular Bells est resté dans les charts pendant deux ou trois ans. »

La première face de l'album démontre à quel point cette musique est étrange. « Elle commence par un morceau répétitif de neuf minutes nous faisant croire à du classique, avec toutes ces lignes de rock sous-jacentes, puis il passe par une grande mélodie folk épique, puis à un autre morceau qui est presque une rencontre entre le rock de Metallica et Game of Thrones », explique Smith, son nouveau champion. « Il y a ensuite un peu de musique de saloon, suivie d'une sorte de truc à la Ennio Morricone-Clint Eastwood, puis vous avez cet incroyable maître de cérémonie [Vivian Stanshall, du groupe Bonzo Dog Doo-Dah] qui annonce les instruments, un peu à la manière d'un Benjamin Britten qui présenterait l'orchestre, mais sur l'un des riffs de guitare et de basse les plus durs qu'il soit possible de jouer. Je veux dire, la rigidité cadavérique s'installe presque après avoir joué ce riff. » La deuxième face va dans une direction complètement différente : « C'était de la musique chill avant que le chill n'existe », dit-il.


L'album démarre lentement mais entre dans les charts britanniques en juillet 1973 pour se loger dans le top 10 (bien qu'il faille attendre 15 mois avant qu'il n'atteigne la première place). Consciente de ce succès, la BBC prit l'initiative, en novembre 1973, de filmer Oldfield et son groupe en train de jouer l'intégralité de la première face de Tubular Bells pour une émission artistique dirigée par Melvyn Bragg, intitulée 2nd House.

La musique pop n'était pas nouvelle sur la BBC. L'année précédente, Bowie avait enthousiasmé les adolescents de la nation avec son interprétation de Starman dans Top of the Pops. Mais cette chanson durait trois minutes et demie, et n'atteignait pas demi-heure. De plus y avait un chanteur sur lequel les caméras pouvaient se concentrer. Tony Staveacre, qui réalisait 2nd House, m'a dit que le tournage de Tubular Bells était « absolument terrifiant », bien qu'il mette cela sur le compte du trac. L'équipe de 2nd House était plus habituée à filmer des extraits de ballets que des opus musicaux aussi incroyables.

« Nous avons eu une seule répétition et je pense que c'était tout. Pour une pièce aussi complexe et comportant tant de changements subtils - il y a une quarantaine de mouvements musicaux différents qui s'enchainent sans relâche - nous devions trouver un élément visuel pour accompagner la musique », se souvient Staveacre, aujourd'hui âgé de 80 ans. Afin de créer une « expérience visuelle », il a installé le groupe de 14 musiciens en rond, assis et tournés vers l'intérieur, une mise en scène qu'il a empruntée à un enregistrement CBS de 1957 d'un concert de Billie Holiday. Les spectateurs pouvaient ainsi  observer les contacts visuels entre les interprètes pendant qu'ils tissaient la toile complexe de Tubular Bells. Il affichait également des visuels sur l'immense logo 2nd House derrière le groupe au fur et à mesure de la performance. Pour ce faire, il avait utilisé une technique de pointe de la BBC appelée « Colour Separation Overlay » (un trucage du type écran vert mais avec de la lumière bleue). Cela permis de faire accompagner la musique de manèges de foire et de vagues. Le tout fut filmé en une seule prise.

Mike Oldfield en 1974 (Alamy - © Provided by The Telegraph)

La diffusion de l'émission est étonnante à regarder aujourd'hui. Cela est dû en partie au groupe d'Oldfield. Il comprenait Mick Taylor, alors membre des Rolling Stones, Steve Hillage de Gong (un autre groupe Virgin) et le compositeur (aujourd'hui Sir) Karl Jenkins, qui faisait alors partie de Soft Machine. « C'était extraordinaire. Ils étaient totalement professionnels. Personne ne jouait la rock star. Tout le monde était à l'heure », dit Staveacre.

Ce spectacle marquait aussi l'une des premières fois à la télévision où les mondes du classique et du rock se percutaient. Le groupe était constitué comme un orchestre de chambre où ses membres jouent à partir de partitions imprimées. Pourtant, les cheveux longs et les solos ravageurs des musiciens évoquaient d'autres contrés. Oldfield portait une veste brune sous sa crinière et jouait avec une insouciance qui évoquait davantage une jam-session dans une chambre d'étudiant qu'une émission en prime-time sur la British Broadcasting Corporation. Cette configuration en forme de rock de chambre est courante aujourd'hui - le spectacle rappelle fortement les concerts de Radiohead après 2000, dans lesquels les membres du groupe se nourrissent les uns des autres pour créer des paysages sonores complexes - mais à l'époque, c'était révolutionnaire. « Cela m'effraie aujourd'hui de penser à l'audace dont nous faisions preuve à l'époque », déclare Staveacre.

Si vous doutez de l'aspect novateur de tout cela, ne cherchez pas plus loin que cet extrait exceptionnel montrant [Steve] Hillage en tenue psychédélique jouant à la guitare un solo de cinq minutes lors d'un concert d'Oldfield au Royal Albert Hall, cette fois accompagné d'un orchestre complet. Derrière Hillage est assis un contrebassiste du Royal Philharmonic Orchestra en cravate blanche et queue de pie. Son visage, alors que le Gong man emmène la musique dans des territoires de plus en plus éloignés, est une véritable image de stupéfaction. Deux mondes se heurtent vraiment.


Le film 2nd House a été visionné 5,6 millions de fois depuis son apparition sur YouTube il y a cinq ans. Staveacre dit que, bien qu'il n'ait jamais entendu Oldfield parler au sujet du spectacle, une personne liée à Tubular Bells en a été très heureuse. « Richard Branson était très content. Je crois me souvenir qu'une caisse de champagne a été livrée chez moi », dit-il.

Oldfield a toujours été un homme timide qu'il fallait à l'époque pousser pour qu'il se produise sur scène. Il détestait l'attention que lui apportait Tubular Bells et, souffrant d'une anxiété extrême, il s'est réfugié dans la campagne galloise peu après. Mais il est resté prolifique : il a depuis sorti 25 autres albums studio et divers albums live, collaborations et compilations. Il a également eu de nombreux singles à succès (dont Moonlight Shadow en 1983), a enregistré une version du thème de Blue Peter et a joué lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Londres en 2012. Lors d'une période difficile avec Virgin en 1990, Oldfield a envoyé un message à Branson en morse sur l'un de ses morceaux : « F-CK OFF RB. »

Robin Smith, qui a vu Oldfield pour la dernière fois lorsqu'ils ont travaillé ensemble sur le spectacle des Jeux olympiques, le décrit comme une « belle et merveilleuse personne qui n'aime pas les feux de la rampe ». Je pourrais dire que le côté dissident et un brin anarchique d'Oldfield font de lui une version prog rock des Sex Pistols, un autre poulain de Virgin. Est-ce la raison pour laquelle il ne participe pas à la tournée du 50e anniversaire ? Mike a toujours cette attitude [punk] : « Prenez-moi comme je suis, je vous donnerai de la musique, mais n'essayez pas de me forcer à faire quoi que ce soit, parce que je ne le ferai pas », dit Smith.

De plus, comme Branson, Oldfield a une île au soleil sur laquelle il peut se détendre grâce en partie à Tubular Bells. Et oubliez les alunissages ou les Sex Pistols. M. Oldfield a comparé son album à un autre phénomène culturel, sorti de nulle part et impliquant, à juste titre, un enfant prodige créant de la magie. « C'est toujours l'outsider, le mouton noir, qui devient le blockbuster », a-t-il déclaré en 2014 à propos de son succès.  »

Mike Oldfield’s Tubular Bells – the 50th Anniversary Celebration est en tournée jusqu'au 31 mars. Tickets sur : mikeoldfieldofficial.com


Traduit en français par orabidooblog.


* « champ gauche » en référence au terme pour désigné l'un des coins les plus extrêmes d'un terrain de baseball.

Forum

mercredi 22 février 2023

INTERVIEW - Tom Newman revient sur le phénomène Tubular Bells (par Mark Slattery pour Daily Express)

2023 risque d'être riche en rétrospectives et hommages à l'album culte qui fête cette année ses 50 ans ! D'autant plus que la sortie de Tubular Bells n'a pas seulement été un déclencheur pour la carrière de Mike Oldfield, mais a marqué l'industrie musicale à grande échelle en lançant Virgin Records et par la même occasion les carrières d'autres noms, tels que Richard Branson et Tom Newman...

C'est justement ce dernier qui a été mis à l'honneur ce mois-ci dans les pages du quotidien britannique Daily Express. L'ingénieur et producteur à l'origine de l'enregistrement de Tubular Bells revient sur la genèse de l'album et sa rencontre avec Mike Oldfield. C'est aussi l'occasion pour lui de raconter la relation (pas toujours au top...) qu'ils ont entretenue ensemble, et la carrière finalement modeste qu'il a vécue, dans l'ombre, gardant toujours son esprit très bohème. Ah, ce bon vieux Tom...

Je vous propose ici une traduction complète en français, mais bien sûr l'article original est à retrouver directement sur le site du Daily Express.

Bonne lecture !


For whom the Tubular Bells toll - The genius behind the global phenomenon


[Pour qui les Tubular Bells sonnent - Le génie derrière le phénomène mondial]
par MARK SLATTERY (publié le 18 février 2023 - Daily Express)

EXCLUSIF : Tandis que l'album de rock progressif, dont le succès a financé l'empire Virgin Records de Richard Branson et fait de Mike Oldfield une superstar, fête son 50ème anniversaire, nous mettons la lumière sur le génie peu connu des studios, qui a joué un rôle crucial dans sa création...

Mike Oldfield photographié en 1983, 10 ans après la sortie de son album iconique, Tubular Bells (Image: Andre Csillag/REX/Shutterstock)

C'est l'album qui a lancé l'empire commercial de Richard Branson. Il y a cinquante ans, en mai 1973, le musicien britannique Mike Oldfield sortait son célèbre album de rock progressif, Tubular Bells. Obsédant, changeant et novateur, cet album est lentement devenu un classique, notamment grâce à l'utilisation de son thème d'ouverture dans la bande-son du film d'horreur L'Exorciste.

Parmi les célébrations de cet anniversaire, trois tournées distinctes sont prévues cette année pour interpréter ce morceau éclectique - le premier album sorti sur le tout jeune label Virgin. Au cours du demi-siècle écoulé, il s'est vendu à plus de 17 millions d'exemplaires dans le monde.

Mais sans Tom Newman, ingénieur et producteur de l'album Tubular Bells, la carrière d'Oldfield - voire de l'empire Virgin lui-même - n'aurait peut-être jamais vu le jour.

Ou du moins, pas à ce moment là.

Fils d'un père ingénieur et fabriquant d'outils, Newman a grandi à bord d'une péniche de débarquement de la Seconde Guerre mondiale reconvertie à Isleworth, dans l'ouest de Londres.

Peu de choses étaient conventionnelles dans sa vie. Sa mère lui a inculqué un goût pour le folklore, tandis que son père l'a préparé au monde pratique, lui apprenant à réparer tout ce qui existe, des vélos  aux voitures à moteur en passant par les dragueurs de mines.
 
Ainsi préparé, Newman quitte le lycée (« l'anglais et l'art sont mes seuls examens de fin d'études ») et travaille dans une usine d'assemblage de pièces d'horlogerie. En parallèle, il répare de vieilles motos Harley-Davidson.

Mais ce n'était pas la vie qu'il voulait.

« Les années 60 étaient une époque où les gens avaient l'impression de pouvoir faire et devenir tout ce qu'ils voulaient », se souvient-il aujourd'hui. « La morale du travail jusqu'à l'épuisement, tant nécessaire pendant la guerre, semblait tout à coup inappropriée. Le rock'n'roll avait envahi ma conscience. »

Mike en 1982 (Image: Getty)

Apprenant la guitare en autodidacte, Newman quitte l'usine et tente d'abord sa chance comme musicien, puis comme artiste, avant de tomber dans l'ingénierie et la production musicale sans aucune qualification reconnue. « Je voulais être l'un des frères Everly », sourit-il.

Le skiffle et le blues sont ses premiers amours et son groupe, The Tomcats, gagne une résidence au Beat City sur Oxford Street à Londres, dirigé par le légendaire DJ Alexis Korner. Mais il fallait d'abord se débarrasser de l'orchestre en place, d'un certain Gallois appelé Tom Jones. La future star est finalement licenciée, se souvient-il, à cause d'une « obscénité au niveau du pantalon ».

Newman était l'élément le plus crucial de tout le groupe en attente de percer : celui qui assemblait les haut-parleurs et les amplis, réparait le van, et réparait les instruments cassés.

Il s'est retrouvé par hasard au dernier concert des Beatles sur le toit du QG d'Apple Corps à Londres, où l'on pouvait voir l'une de ses œuvres - il peignait encore à l'époque - derrière la batterie de Ringo Starr.

« J'ai vendu ce tableau immédiatement après pour 20 £ », se souvient-il.

Newman vit dans des squats, des maisons flottantes et finalement dans un dragueur de mines de la Royal Navy, le HMS Dittisham, amarré à Dartmouth. Mais le drame s'abat en 1969, lorsque sa petite amie Susan meurt des suites d'une grossesse extra-utérine. Sa vie de bohème s'améliore lorsqu'il rencontre l'entrepreneur Richard Branson, à peine âgé de 20 ans, à l'époque de la création de Virgin, par l'intermédiaire de sa petite amie de l'époque, Jackie Byford, qui travaille bénévolement pour l'entreprise.

À cette époque, révèle Newman, Branson n'avait aucune intention de s'installer dans la musique. Il affirme être l'homme qui a convaincu le futur milliardaire de créer son propre studio d'enregistrement.

« Égoïstement, je voyais là un moyen de produire ma propre musique gratuitement », admet-il.

Tom Newman, 79 ans, prévoit un nouvel album (Image: Getty Tom Newman)

C'est Newman qui a aidé Branson à découvrir la demeure qui s'écroulait dans l'Oxfordshire où son premier studio d'enregistrement, The Manor Studio, a été installé dans les anciens courts de squash en 1971. « Je me souviens que nous l'avions vu dans le magazine Country Life pour 30 000 £ », explique-t-il.

Branson était sceptique - ils avaient envisagé de s'installer à l'intérieur d'une église - mais, par chance, George Martin, producteur des Beatles, est venu parler à Richard.

« Il a jeté un coup d'oeil à mes plans et, étonnamment, il les a tous approuvés », se souvient Newman. Désormais convaincu, Branson obtient un prêt de sa tante - « Elle ne lui a fait aucune faveur, le taux d'intérêt était de cinq pour cent » - puis charge habilement Newman, qui vit alors dans sa camionnette, de le construire. Une fois le studio structurellement opérationnel, Newman a dû s'initier à la technologie musicale en pleine évolution sur laquelle Tubular Bells allait bientôt être façonné. « Aujourd'hui, tout cela est très scientifique, bien sûr », dit-il. « Mais à l'époque, c'était de l'art de magicien ».

Mais la patience de Branson a des limites, car le travail s'éternise. « J'avais désespérément essayé de retarder les choses, de dissimuler une erreur qui avait été commise dans les réglages de la console de mixage ».

« Richard nous a mis la pression en faisant réserver les premières sessions. Je n'avais jamais enregistré quelqu'un, où que ce soit, qui ne faisait pas partie de mon groupe, et encore moins un groupe de musiciens professionnels expérimentés. Je ne savais pas comment mettre un micro sur une batterie. Je jouais le rôle de l'ingénieur mais je ne savais pas quoi faire. Ma courbe d'apprentissage était presque à la verticale. » La pression de Branson a fonctionnée. Le Manor Studio est terminé un jour seulement
avant l'arrivée du groupe d'Arthur Lewis, et avec lui, un bassiste de 18 ans appelé Mike Oldfield.

Victime d'une mauvaise expérience avec les drogues et d'un traumatisme familial profond, Oldfield était pratiquement incapable de communiquer, mais le charme facile de Newman et ses centres d'intérêts d'intello ont réussi à attirer cette âme terrifiée et angoissée.

« Mentalement c'était une épave, il marchait avec les yeux qui brillaient de larmes. J'étais de tout cœur avec lui. » Newman a emmené Oldfield au pub - le Jolly Boatman à Kidlington - en lui faisant boire de la Guinness pour l'aider à s'ouvrir, et ça a commencé à marcher. Mais dès que quelqu'un d'autre les a rejoint, Oldfield s'est tu à nouveau.

Un lien s'est créé et Newman est devenu non seulement le catalyseur de Virgin Records, mais en même temps de Tubular Bells.

Le Arthur Lewis Band a enregistré son LP et est parti, avant de se séparer aussitôt, mais Oldfield est resté, charmé par le refuge et la bizarrerie du Manoir, qui l'éloignait de ses problèmes.

Il s'en souvient dans son autobiographie, Changeling : « Je me souviens de Tom sortant du Manoir avec un véritable arc et des flèches - il fabriquait ses propres flèches comme un archer traditionnel. Il aimait aussi fabriquer des maquettes d'avions, qu'il construisait lui-même. Je suis monté dans sa chambre, j'ai vu ces avions et j'ai pensé : 'Oh, c'est génial !' ».

Les activités du charismatique Newman sont devenues plus tard les propres loisirs d'Oldfield.

Les deux hommes sont devenus tellement copains que Newman a accidentellement cassé une des côtes d'Oldfield en jouant à la lutte sur la pelouse du Manoir.

Newman est captivé par les démos d'Oldfield et les fait écouter à Simon Draper, le partenaire musical de Branson chez Virgin, qui prend sa défense.

Ils ont attendu, attendu, attendu... Oldfield a fait pression sur Newman, et Newman a fait pression sur Virgin. On leur donne finalement une semaine pour enregistrer la première face de ce disque qui était  techniquement difficile.

Comme le rappelle Branson lui-même : « Après avoir ouvert notre premier magasin de disques Virgin à Londres, nous avons rassemblé un peu d'argent et acheté une maison de campagne délabrée que nous avons transformée en studio d'enregistrement appelé The Manor ».

« Un jour, un ingénieur de The Manor m'a appelé pour me dire qu'il avait entendu une incroyable démo instrumentale d'un adolescent appelé Mike Oldfield. La mère de Mike était alcoolique, et quand il avait 14 ou 15 ans, il s'est enfermé dans le grenier et il a composé. Il jouait tous les instruments lui-même. »

Mike Oldfield (Image: Getty)

Au sujet du processus d'enregistrement, Newman explique : « Michael avait quelques idées de base et des morceaux de mélodie, mais ils n'étaient pas vraiment connectés. Rien n'était fixé de manière rigide.

« J'ai créé une énorme liste de morceaux qui faisait 3 mètres de long, suspendue au bout de la table de mixage. On la travaillait sans relâche jusqu'à ce que l'on sente qu'il fallait tout changer. C'était une m**** à mixer. On sollicitait l'équipement bien au-delà des attentes. »

Un tel multi-pistage était un véritable pas en avant dans la production qui était alors à la pointe. Pourtant, il avait été arrangé par des amateurs qui venaient collectivement de produire l'album instrumental le plus vendu de tous les temps. Sorti le 25 mai 1973, Oldfield, qui n'avait que 19 ans au moment de l'enregistrement, jouait presque tous les instruments.

Il comprenait deux morceaux presque entièrement instrumentaux. Aujourd'hui, les ventes sont estimées à quelques 17 millions d'exemplaires, et ce n'est pas fini. Virgin était né et Branson a décollé. Mais pas Newman. « Nous n'avons rien reçu, pas même un remerciement ou une pinte de bière », se souvient-il.

« Quelques mois plus tard, Richard était millionnaire et Michael avait disparu. » Newman a quitté Virgin l'année suivant la sortie de Tubular Bells. Il faudra attendre 10 ans, suite à une bataille juridique entre Oldfield et Virgin au sujet des royalties, pour que Newman reçoive enfin un pourcentage.

Il reçoit maintenant un pour cent de la commission d'Oldfield, ce qui représente quelque chose comme 6 000 ou 8 000 £ par an. « J'étais et je suis toujours extrêmement reconnaissant envers Michael pour cela », ajoute-t-il.

On pourrait penser qu'une telle expérience laisse un goût amer, mais Newman est remarquablement réconcilié avec son passé : « Je n'éprouve que de la joie pour Richard, et de l'admiration pour ses récompenses bien méritées », dit-il. « D'accord, il vient d'une famille modérément privilégiée et stable, mais, par Dieu, il n'a jamais, jamais été choyé par elle. Il a toujours été un homme adorable, qui a travaillé très dur, sans relâche, pour arriver à ce qu'il a, et qui permet aujourd'hui de mettre de la nourriture sur de nombreuses tables. »

Tubular Bells

La relation entre Newman et Oldfield a également connu des hauts et des bas. Ils se sont retrouvés pour travailler sur l'album Amarok d'Oldfield en 1990.

Deux ans plus tard, Newman se heurta à Trevor Horn, le producteur de Tubular Bells II. Mais un événement encore plus étrange avec Oldfield arriva peu après.

« J'ai traîné avec Michael pendant un mois ou deux, pour l'aider à préparer un nouvel album », se souvient Newman. Un jour, sa petite amie de l'époque s'est arrêtée pour dire "Bonjour" et me demander "Est-ce que tu veux quelque chose pour les courses ? ».

La brève conversation avait été observée par Oldfield depuis une fenêtre à l'étage.

Le musicien a alors commencé à fulminer de façon incohérente, disant à Newman qu'il n'avait pas le droit de parler à sa petite amie. Ils ne se sont plus parlé pendant 10 ans.

Jamais véritablement célèbre, ni jamais véritablement riche, Newman a passé la majeure partie du reste de sa vie à éviter de faire fortune. Oublier Tubular Bells, oublier son travail artistique derrière Ringo et oublier une douzaine de ses propres albums studio qui n'ont pas réussi à prendre la lumière comme Tubular Bells. Mais certaines choses ne peuvent être oubliées.

Il possédait un magasin de quartier qu'il a acheté pour 8 000 £ et revendu pour 16 000 £ après avoir lui-même imaginé des plans de rénovation. « Le nouveau propriétaire a dûment suivi mes plans et la boutique vaut environ un million aujourd'hui ».

Mike Oldfield en 1981 (Image: Getty)

Plus tard, il a acheté une Bentley Fastback Continental pour 11 000 £. « Je me suis retrouvé fauché, et j'ai dû vendre la Bentley. J'en ai tiré exactement 11 000 £. Deux mois plus tard, le marché des voitures classiques a décollé, et vous ne pouviez pas acheter une Fastback Continental pour moins de 100 000 £. »

Il s'est essayé dans une entreprise de fabrication de guitares - mais qu'il a ensuite quittée pour se consacrer à d'autres projets - dans laquelle il a créé des guitares pour les Bee Gees, les Beach Boys et John Entwistle.

Plus tard, Newman a commencé à écrire ses mémoires pour éviter les pensées suicidaires. Cherchant à les vendre à Virgin Books, il a appelé leur département marketing, expliquant qu'il était un ami de Richard. On lui a alors répond : « Qui est Richard ? ».

Le succès ne garantit pas la fortune, et s'il est riche de quelque chose, c'est hélas surtout d'expérience. Aujourd'hui âgé de 79 ans, Newman commence à travailler sur un nouvel album, Finer Old Tom [en référence à son premier album Fine Old Tom, sorti en 1975].

Alors que d'autres célèbrent le succès d'un album culte qu'il a contribué à créer, un peu de nourriture sur sa table serait bien mérité.


Traduit en français par orabidooblog.

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jeudi 16 février 2023

OPUS ONE : Les démos de Tubular Bells ressortent sur vinyle le 22 avril ...ET PLUS ???

Mise à jour le 18 février 2023.

Les rumeurs étaient donc en partie fondées ! L'année 2023 marquera bien le retour de Mike Oldfield dans les bacs pour célébrer les 50 ans de son chef d'œuvre Tubular Bells avec un nouveau vinyle intitulé Opus One, mais il risque d'y avoir des déçus...

"Opus One" (RSD 2023)

Malgré les indices récents sur l'enregistrement d'un mystérieux morceau intitulé Tubular Bells 4, le Record Store Day 2023 ne sera pas l'occasion choisie pour écrire ce nouveau chapitre de la saga. En revanche, ce samedi 22 avril 2023, nous verrons bien sortir pour la première fois en vinyle les démos "1971" du premier album de Mike Oldfield, jusque-là disponibles qu'en CD et DVD. Rien de nouveau pour les plus connaisseurs donc, mais une nouvelle qui pourra quand même plaire aux afficionados du microsillon.

Pour la pochette, surprise ! Une fois n'est pas coutume, le fameux logo de Tubular Bells sera épargné d'une énième variation en illustrant à la place un planeur au-dessus de l'océan (on rappelle la passion de Mike pour l'aviation et notamment le modélisme...). Le titre Opus One, référence directe au nom original envisagé pour ce premier album, est présenté avec une typographie tubulaire (quand même !) très vintage. On peut tout de même remercier Universal de nous avoir épargné l'œuf à la coque dégoulinant de sang (illustration que Richard Branson avait imaginée à l'époque pour la pochette..!).

La liste des pistes sera donc la même que sur l'édition Ultimate de 2009 (CD), avec la première partie de Tubular Bells enregistrée en 1971 (Face A), et les morceaux/ébauches de Caveman, Peace A et Peace B. Le tout a été remasterisé spécialement pour le vinyle aux Studios Abbey Road par Miles Showell (qui avait déjà travaillé sur les albums Music of the Spheres et Return To Ommadawn).

Liste des pistes :
Face A
Tubular Bells - Long (22:52)
Face B
Caveman - Lead In (2:40)
Caveman (5:02)
Peace A (6:57)
Peace B (4:16)

Peut-on espérer une autre surprise cette année ?
Ce qui est certain, c'est qu'une sortie exclusivement en vinyle limité chez les disquaires indépendants paraissait très restrictive pour une nouveauté studio de l'ordre de Tubular Bells 4. Le Record Store Day (Disquaire Day) est souvent l'occasion de déterrer des raretés ou de ressortir des albums jusque-là épuisés sur des vinyles colorés... Par conséquent, cela semblait peu probable que la branche Virgin (désormais chez Universal Music) se prive d'une sortie plus large s'agissant d'un nouvel épisode à la saga Tubular Bells. Mais comme imaginé dans le billet précédent, cette sortie commémorative pourrait très bien cacher un plus gros morceau que Mike Oldfield et son label prévoiraient de dévoiler plus tard. On peut toujours rêver, 2023 n'est pas terminée....

Edit 18/02/2023 : Comme en écho à nos prédictions, sans prévenir, Mike sort de sa tanière et nous adresse un message court, mais clair : "Patientez un peu /  Il y a plus à venir !"

"Patientez un peu | Il y a plus à venir !" (Facebook 18/02/2023)
C'était cette nuit avec son compte officiel Facebook, après une cascade de commentaires réagissant notamment sur l'absence de contenu inédit pour la sortie d'Opus One. C'est la première fois que le Maestro répond à ses fans depuis la période Return To Ommadawn (2017), où il partageait des infos très concrètes autour du prochain Tubular Bells... L'espoir est donc bel et bien relancé !

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Opus One - The 1971 Demos (2023) par Mike Oldfield, édité par Universal Music. Date de sortie le 22 avril 2023 (Disquaire Day / Record Store Day).


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Je profite d'évoquer ce Record Store Day 2023 pour également parler de la réédition de l'album du super-groupe GTR (fondé par Steve Hackett et Steve Howe). Au-delà de son intérêt rock progressif typique du milieu des années 80, c'est surtout l'occasion de rendre hommage au bassiste Phil Spalding, qui nous a quitté subitement le 5 février dernier dans son sommeil.

Phil Spalding a beaucoup œuvré aux côtés de Mike Oldfield dans les années 80, notamment sur l'album et la tournée de Crises, puis sur la tournée 84 de Discovery. Il était encore très actif et très proche de la communauté des fans d'Oldfield. Le dernier magazine Dark Star en date lui était d'ailleurs grandement consacré. Vous pourrez retrouver certains articles ici, et là.

Toutes nos pensées vont bien évidemment à sa famille et ses proches.

mercredi 28 décembre 2022

TUBULAR BELLS 4 : 2023, l'année du grand retour de Mike Oldfield ?


Cinq années se sont écoulées depuis le dernier album studio de Mike Oldfield, Return To Ommadawn. Une suite qui marquait un retour aux sources du musicien vers des compositions plus complexes mêlant une multitude d'instruments allant du plus traditionnel au plus sophistiqué.

Cinq ans aussi depuis les dernières nouvelles directes du Maestro, qui était alors en pleine boulimie créative, nous gratifiant au passage d'une communication brute et instantanée de ses avancées sur des projets imminents. Premier sur la liste : la fameuse suite (ou préquelle) de Tubular Bells, intitulée sobrement Tubular Bells 4.

Inutile de rappeler ici tous les points d'étapes qui avaient été franchis (tout est détaillé là), mais ce nouvel album instrumental semblait très concret, à tel point que la promo avait déjà presque débuté ! Puis, du jour au lendemain, tout s'est évanouie, voire a disparu : plus aucune nouvelle, plus aucune trace officielle, comme si le projet avait totalement été abandonné par son créateur re-devenu ermite.

Le 50ème anniversaire de Tubular Bells approchant, plusieurs productions ont émergées pour rendre hommage au chef d'œuvre de 1973 : des réinterprétations et des réorchestrations, studio et live, avec l'aval a priori du premier concerné, mais sans qu'il soit associé concrètement aux projets. On pouvait donc s'attendre à ce que l'année 2023 soit l'occasion de célébrer une nouvelle fois cet album culte, comme cela avait déjà été le cas pour tous les autres grands anniversaires (la tournée 1983 des 10 ans, les 25 ans avec Tubular Bells III, les 30 ans avec Tubular Bells 2003, etc...). 

Parmi les hommages : le live avec mise en scène chorégraphiée / la réorchestration par le Royal Philarmonic Orchestra de Londres / le réenregistrement par Robin A. Smith (CD)

C'est en cette fin d'année 2022 que les choses semblent en tout cas s'accélérer. Toujours sur le qui-vive, les fans à travers le monde scrutent les moindres indices sur d'éventuelles annonces, et c'est grâce à la communauté espagnole (toujours en première ligne !) qu'il y a plusieurs jours, le référencement d'un nouveau titre de Michael Gordon Oldfield intitulé Tubular Bells 4 (ou IV) sur la banque de données des identifications des œuvres musicales a été repéré ! 
Enregistrement T-314.071.204-1

Soumis fin novembre 2022, cet enregistrement semble avoir une durée totale de 8 minutes et 32 secondes, ce qui discrédite la thèse d'un nouvel album complet comme Mike l'avait imaginé il y a plusieurs années. Cependant, cela ne confirme rien pour autant ! En effet, des recherches un peu plus approfondies ont permis de découvrir que ce nouveau titre semble faire partie d'une tracklist regroupant d'autres morceaux issus de la saga Tubular Bells (en peu à la manière de ce qu'avait été la compilation The Best of Tubular Bells sorti en 2001).

Liste des titres (non-confirmée) : 
1- Tubular Bells 4 (8:32) [nouveauté donc]
2- Peace A (6:57) [démo de TB]
3- Peace B (4:16) [démo de TB]
4- Tubular X (3:55) [remix du thème principal version X-files]
5- Tubular Beats (10:39) [remix de TB par York]
6- Theme from Tubular Bells (3:56) [single remasterisé de TB version 2009]

Une sélection assez réduite finalement mais qui a au moins le mérite de rappeler à quelles différentes sauces l'œuvre de Mike Oldfield a été cuisinée... avec plus ou moins d'inspiration, il faut le reconnaitre. 

Pour un total d'écoute de 38 minutes et 15 secondes, cette sélection semble parfaitement taillée pour le format vinyle. Et puisque les rumeurs vont bon train, une source visiblement bien informée (Yannick, si tu nous regardes ;-), a transmis l'info comme quoi le traditionnel Record Store Day en avril 2023 (Disquaire Day en France) verrait la sortie d'un nouveau disque de Mike Oldfield intitulé Opus One (tiens, tiens...). L'étau se resserre donc et il y aurait fort à parier pour que ce titre, référence directe au premier album du Maestro, soit effectivement LA compilation citée plus haut !

Mais la question reste entière, car, comme le faisait justement remarquer certains fans sur les réseaux, comment pourrait-on imaginer qu'une toute nouvelle pièce instrumentale aussi attendue, ne se contente que d'apparaitre sur une compilation vinyle à tirage limitée ? D'autant plus que Mike lui-même avait au départ du projet envisagé un opus en quatre parties...

Tout ceci n'étant pour le moment que des bribes d'indices, il faudra certainement attendre les annonces officielles pour y voir plus clair. En effet, ces premières informations ne sont peut-être qu'un début, Mike Oldfield a l'habitude de surprendre, et malgré son mutisme depuis cinq ans, nous ne sommes pas à l'abri que les 50 ans de Tubular Bells le 25 mai prochain s'accompagne de diverses (re)sorties. Et pourquoi pas un véritable album Tubular Bells 4, qui aurait été promu un mois plus tôt dans cette compilation-évènement ?? Rappelez-vous simplement la sortie de Tubular Bells III en 1998, dont un extrait en avant-première avait été glissé dans le best of XXV pour célébrer les 25 ans..!

Bon, arrêtons nous là dans les conjectures au risque d'être déçus, et attendons d'en savoir plus ! Rendez-vous très prochainement en tout cas ! Bonnes fêtes d'ici là.

Je tiens à remercier la grande communauté des fans qui mènent l'enquête passionnément et nous partagent leurs découvertes au fil de l'eau... Merci entre autres à José Manuel Guerra Calle, Alberto Diaz Otero Ado, Paul Harris, Yannick Dély, José TobCay, Paco Salazar, et Nacho Marin.

vendredi 23 novembre 2018

TUBULAR BELLS : Détails de l'édition limitée sortie aujourd'hui en France (update)

En cette journée du Black Friday, les maisons de disques nous avaient comme chaque année concocté quelques sorties vinyles exclusives, mais, contrairement à ce que l'on aurait pu penser, celle qui nous intéresse ici ne faisait pas partie de cette sélection réservée (en théorie) aux disquaires indépendants.

 

Hasard du calendrier ou non, c'est donc la Fnac qui se charge en France de distribuer une toute nouvelle édition vinyle de Tubular Bells, cette fois en version colorée (mode 2018 oblige...). Et si le doute subsistait quant au mix présent sur les faces de ce disque, le mystère est désormais levé (après quelques confusions)... En effet, après vérification à l'écoute, bien que les macarons indiquent le mix original stéréo de 1973, nous sommes bien en présence du mix de 2009 réalisé par Mike Oldfield ! Universal n'en est pourtant pas à sa première bourde à ce niveau... Mais passons, c'est plutôt une bonne nouvelle !

Pour le reste, cette édition ne regorge pas d'autre originalité puisque les macarons sont plutôt neutres, et que la pochette intérieure reprend (encore) mots pour mots le texte de Mark Powell écrit pour la remasterisation de 2009, mais sans les illustrations. Cependant, on peut noter tout de même qu'il s'agit de la toute première fois depuis sa sortie en 1973 que Tubular Bells bénéficie d'une véritable version couleur (mis à part le picture disc de 1978 et les versions transparentes de 2006 et 2012), ce qui a le mérite d'apporter un intérêt purement esthétique et donc réservé aux collectionneur.euse.s de l'oeuvre.

En résumé, si seule la musique vous intéresse et que vous êtes déjà en possession d'une copie sans défaut de la version Deluxe pressée en half-speed (2016), inutile d'espérer écouter un son nouveau sur cette galette grise. En revanche, si ne vous possédez que le vinyle de l'Ultimate Edition (2009), la version simple Back To Black (2009), ou toute autre édition antérieure, alors oui, cet objet apportera également un plus pour les oreilles ;-)

Pochette avant avec le sticker exclusif
Pochette arrière
Pochette intérieure (recto)
Pochette intérieure (verso)

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Tubular Bells (2018) par Mike Oldfield, édition exclusive Fnac (vinyle gris). Date de sortie le 23 novembre 2018. Commander / Order

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jeudi 11 octobre 2018

NOUVEAUTÉS 2018 : Deux sorties annoncées pour cette fin d'année

Fin d'année oblige, ce dernier trimestre 2018 verra les sorties de deux nouvelles éditions CD et vinyle du catalogue musical de Mike Oldfield.

[Mise à jour 20/11/2018] BOOTLEG : Mise au point sur le CD live du CARNEGIE HALL 1993, sorti en novembre

La première concerne la retranscription du concert du 1er mars 1993 à New York pendant la tournée de Tubular Bells II. On y retrouvera donc la version live du second opus au format CD édité par Goldfish Records. Pas plus d'information à ce stade hormis la pochette de l'album qui reprend curieusement une photo du concert de Londres de Tubular Bells III en 1998...


C'est en tout cas la première fois que cet enregistrement est distribué commercialement, même s'il est plus que probable que l'album soit rapidement rangé sur l'étagère des bootlegs, à côté d'autres objets plus ou moins officiels sortis ces dernières années par des labels spécialistes (Live In Germany 1980, Irish Bells).

Carnegie Hall 1993 The New York Broadcast ravira certainement les inconditionnel.le.s de Tubular Bells II qui verront dans cette édition l'occasion d'écouter une nouvelle version live à défaut de pouvoir lire l'excellent live d'Edimbourg dans leur voiture. A condition bien sûr que la qualité audio soit au rendez-vous. Attendons le 26 octobre prochain pour découvrir cela !

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La seconde nouveauté - si l'on peut dire - est sans doute plus anecdotique puisqu'il s'agit tout simplement d'une ENIEME ré-édition de l'album vinyle de Tubular Bells (!), cette fois-ci imprimée sur disque gris (ce qui constitue certainement la seule originalité). La Fnac s'offre même l'exclusivité de sa distribution (en France) en l'ajoutant à son catalogue des vinyles cultes réédités en versions colorées.

Sortie le 23 novembre prochain, cette édition intéressera surtout les collectionneur.euse.s. D'autant qu'aucune nouvelle remasterisation n'est annoncée, et que les éditions simple et Deluxe de 2009 et 2016 (Back To Black) sont toujours disponibles entre 10 et 40€ selon les revendeurs.



NB : pour celles et ceux qui se demandaient pourquoi le site était aussi peu actif depuis l'année dernière, c'est tout simplement que l'actualité est (très) maigre depuis la sortie de Return To Ommadawn. Soyez sûr.e.s que je vous informerai des nouvelles de Mike Oldfield et de son prochain album dès qu'on en saura plus ! Patience et merci pour vos messages que je lis sans exception.

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Carnegie Hall 1993 The New York Broadcast (2018) par Mike Oldfield, édité par Goldfish Records (CD). Date de sortie le 26 octobre 2018. Commander / Order
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Tubular Bells (2018) par Mike Oldfield, édition exclusive Fnac (vinyle gris). Date de sortie le 23 novembre 2018. Commander / Order


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mardi 31 octobre 2017

THE EXORCIST : Une nouvelle édition vinyle de la BO remasterisée pour Halloween !



Tubular Bells ne serait sans doute jamais passé par le succès mondial que l'on connait si William Friedkin, le réalisateur de L'Exorciste, n'avait pas décidé d'inclure le thème d'ouverture dans la bande originale de son film en 1973. Depuis, le célèbre gimmick au piano est devenu un incontournable du cinéma d'horreur, qui lui vaut d'être régulièrement repris à toute les sauces... la période d'Halloween étant de loin la plus propice (Universal l'a bien compris) !

C'est donc sans réelle surprise que ce jour sacré outre-atlantique, voit la sortie d'une toute nouvelle édition Deluxe remasterisée de la bande originale du film culte en vinyle coloré (gris fumé ou bleu électrique) et glissé pour l'occasion dans une pochette inédite imaginée par Justin Erickson de Phantom City Creative.


Edité par le label Waxwork Records - spécialiste du genre - ce vinyle est accompagné d'un livret et d'une note écrite par William Friedkin. Le disque est proposé en exclusivité sur le site officiel depuis cet après-midi, mais ne s'agissant visiblement pas d'une édition à tirage très restreint, il sera probablement distribué plus largement dans les semaines à venir [update : disponible aussi via Amazon.fr]...

Liste des pistes :
Face A
1. Iraq
2. Georgetown / Tubular Bells
3. Five Pieces For Orchestra
4. Polymorphia

Face B
5. String Quartet (1960)
6. Windharp
7. Night Of The Electric Insects
8. Kanon For Orchestra And Tape
9. Tubular Bells
10. Fantastic For Strings

Happy Halloween! 


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Music Excerpts From William Peter Blatty's The Exorcist, édité sur vinyle 180gm coloré, chez Waxwork Records, sortie le 31 octobre 2017. Commander / Order

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