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jeudi 12 janvier 2017

Premières impressions sur RETURN TO OMMADAWN de Mike Oldfield ! (par Orabidooblog) +VOTRE AVIS



A quelques jours de la sortie du tant attendu Return To Ommadawn, le 26ème album de Mike Oldfield, me voici devant une tâche bien ardue. Cet album fera certainement beaucoup parler, et sera décortiqué dans les moindres détails dans les semaines, les mois, et les années à venir. Les avis seront sûrement très variés et évolueront au fil du temps selon les humeurs de chacun. La musique tourne en boucle depuis 48 heures dans mes oreilles et les repères commencent à baliser l'écoute. Je me lance donc dans cette première chronique en espérant ne pas trop en dire quand même, tout en partageant mon ressenti à cet instant t. Alors si vous préférez garder la surprise intacte, je vous conseille d'arrêter là, Spoiler alert ! ;-)

L'album s'ouvre sur une introduction à la flûte qui, si on tend un peu l'oreille, n'est pas si éloignée du légendaire thème d'Ommadawn. Dès les premières minutes, ces guitares, ce bodhran, le glockenspiel... Au tout début je m'étonnais de penser aux Sanctuary(s) de l'ami Robert Reed... Mais le sentiment s'estompe vite. Il faut dire que ces trois dernières années nous ont habitué à la comparaison, et il est difficile de se rendre à l'évidence qu'il s'agit bien cette fois du seul et unique Maestro ! Les choses se mettent en place très progressivement, ponctuées de notes électriques, nappées de claviers et de flûtes aux couleurs ethniques. Le rythme est posé, les émotions sont palpables. Les tableaux s'enchainent alternant les instruments solistes. C'est beau, apaisé comme une première partie d'Hergest Ridge : la tension, voire l'oppression, qui régnaient sur Ommadawn Part One ont complètement disparu dans cette première moitié.

La seconde phase de la première partie s'apparente bien plus au premier opus de 1975, à tel point que la transition est un peu brutale... Le grand final s'appuie alors sur une formidable montée en puissance structurée par paliers de plus en plus élevés en pression. Comme promis les percussions africaines mêlées aux choeurs d'Ommadawn posent les bases ; ensuite le piano et les guitares s'invitent, d'abord sèches, puis la tension monte encore d'un cran, la Gibson SG rugit et impose son envolée, puis ce sont les choeurs qui reviennent et la mandoline qui rejoint à son tour la danse mystique, à la manière de ce qu'avait été l'explosion d'Ommadawn Part One. Magnifique.
Le coda clôturent la fresque avec un rappel de l'introduction. C'est celtique, beaucoup plus pastorale, comme un havre de paix après avoir traversé la tempête.

La seconde fresque débute comme la première s'était terminée, avec une introduction acoustique, calme et celtique. Le jeu des guitares sèches et des mandolines confèrent une atmosphère de recueillement dans laquelle les sonorités très épurées de la PRS ont également leur moment privilégié et rappellent inévitablement l'époque 90 de Tubular Bells II et Voyager. C'est alors une véritable danse de cordes qui se met en place : on arrive au coeur du tableau Victory cher à Mike puisqu'il se réfère au thème de Telstar (The Tornados, 1962) auquel il rend ici un hommage très appuyé. La mélodie est jolie, reprise plusieurs fois par les guitares qui font monter peu à peu la puissance musicale. C'est ensuite une nouvelle progression - plus rock - qui s'installe, les bodhrans reprennent du service toujours accompagnés de riffs électriques. Les amateurs de basse et de distorsion apprécieront cette phase très nerveuse. La Partie 2 amène finalement à une nouvelle envolée folk-progressive prenant ses bases sur un clin d'oeil à On Horseback. Un ultime morceau - proche d'un The Sailor's Hornpipe - qui renoue avec le folklore irlandais et dansant que Mike nous faisait vivre sur ses singles de l'âge d'or.

Je verrai avec le temps et les dizaines d'écoutes qui m'attendent, mais la deuxième partie est certainement celle qui m'a le plus touché. Plus soignée, elle respire d'avantage, elle semble aussi plus sincère, optimiste, ouverte au voyage et à mon sens plus inspirée. Je frissonne déjà sur certains passages d'une beauté et d'une émotion très forte. Je la trouve moins prisonnière du modèle initial de 75 qu'il fallait reproduire à tout prix sur la première face - du moins dans son grand final. En définitive, je dirais que l'on ressent d'avantage une libération. D'ailleurs, si la montée en puissance de la Partie 1 est géniale, celle(s) de la Partie 2, dans un contexte émotionnel tout à fait différent, se montre(nt) au moins aussi jouissive(s) !

La deuxième face parait aussi plus homogène, comme si sa structure avait été mieux réfléchie (j'ai décidément un peu de mal avec la façon dont est amené le final de la première partie qui ne me parait pas cohérent avec le reste...). En fait, comme ça avait été le cas en 73 avec Tubular Bells, il y a comme un aspect brouillon qui règne parfois. Et c'est un peu ce que l'on ressent aussi avec les samples, les pistes incrustées d'Ommadawn qui nous ramènent de force à l'album de 1975 et ont tendance à saboter l'aspect original de certains passages en donnant l'impression de n'être rajoutées là que par obligation, voire par facilité.

Par ailleurs, je me rends compte finalement que bien qu'Ommadawn et, dans une moindre mesure, Hergest Ridge sont très proches de ce nouvel instrumental, je ne peux pas non plus m'empêcher de penser à Tubular Bells II, pas dans la structure, mais surtout dans les sonorités et les ambiances feutrées.

Toujours est-il que même s'il ne s'agit que des premières écoutes, cet album devient de plus en plus addictif, comme l'avaient été les premiers, et c'est très bon signe. Il est riche en instruments, en thèmes et en émotions. Il y a beaucoup à découvrir. Je n'attends que la version 5.1 pour pouvoir apprécier les moindres détails que cache chaque minute de cette double fresque.* Je comprends bien ce que Mike a cherché à faire en proposant d'intégrer les photos de chacun de ses instruments à l'intérieur de l'édition vinyle, car ils ont TOUS une place prédominante à un moment ou à un autre.


En définitive, les attentes de chacun sont tellement grandes et variées qu'il y aura forcément des déceptions. Mais si vous attendiez le retour du Maestro pour ses envolées électriques, ses voyages folk-celtiques et des émotions transmises à travers une musique authentique, vous serez servi par ce nouvel album. En revanche, si vous attendiez le retour du Maestro pour profiter d'une expérience musicale inédite comme l'avait été Amarok, alors ce ne sera pas sur cet album : Mike a tenu ses promesses, il est revenu aux sources musicalement ; en revanche, il n'est plus celui de 1975, tant au niveau de sa personnalité que de son professionnalisme, et malgré un contexte difficile pour enregistrer cet album, son état d'esprit a évolué, il perçoit son existence et ce qui l'entoure différemment, et je pense que c'est aussi pourquoi sa musique parait aujourd'hui plus lisse, moins torturée, et que le ton de ce nouvel Ommadawn se veut plus optimiste, et finalement plus apaisé.

Merci Mike !

*Universal n'a donné accès qu'à une écoute en stream avec par conséquent une qualité sonore très réduite.

--
Return To Ommadawn (2017) par Mike Oldfield ; édité chez UMC/Virgin EMI ; date de sortie le 20 janvier 2017. Précommandes / Preorders

Forum

55 commentaires:

Anonyme a dit…

"je ne peux pas non plus m'empêcher de penser à Tubular Bells II, pas dans la structure, mais surtout dans les sonorités et les ambiances feutrées."

Ouah, cela me rappelle mes premières impressions lorsque, étudiant, je découvrais sur CD Tubular Bells II en 1992. Pour moi, c'est donc un très bon signe.

Il ne me reste plus qu'à recevoir le CD de Return To Omadawn pour en profiter, et pour pouvoir en faire un CD comprenant Ommadawn (version "Boxed", ma préférée) et Return To Ommadawn, puisque la durée pour le premier est de 36'46'' et le second de 42'06'', soit 78'52'', ce qui tient sur un CD de 80 minutes !

Trop content d'avoir des impressions toute fraîches sur un album qui paraît prometteur, je me dirige vers mon lit en errant comme un gamin avec des paysages celtes (ma Bretagne) plein la tête et des mélodies celtiques plein les oreilles.

Merci pour cette chronique qui m'a mis l'eau aux oreilles (ou à la bouche, je sais plus).

E-Gwen.

Yannick a dit…

Hello et merci pour la chronique.
Pourrais-tu me dire où se trouve la guitare électrique que l'on entend sur l'extrait de la BBC? Part 1 ou Part 2?
Merci d'avance.
Y

Orabidoo blog a dit…

@Yannick les 2 extraits sont de la Partie 1 :-)

salociN a dit…

Un album de MO qui va nécessiter plusieurs dizaines d'écoutes pour le défricher, le baliser, l'appréhender, et finalement après avoir enfin réussi à l'apprécier, de passer tous les arrangements au crible de la décortication empirique au terme d'un processus finalement assez méritoire, voilà qui me parle ! Une démarche attentive et attentionnée, aux antipodes de ce que suscite et mérite la grosse masse "musicale" jetable produite aujourd'hui, conçue tel un véritable objet de consommation...

Anonyme a dit…

What about the bass solo? :)

Yannick a dit…

Merci.
Mais n'y avait t il pas 3 extraits? Telsa...drum et guitare électrique?

Francis Broka a dit…

Grand merci à toi !;-D

Orabidoo blog a dit…

Oui pardon je parlais des deux extraits : celui de la BBC et celui que Mike à posté sur FB. Mais effectivement je n'avais pas réécouté celui de la BBC, j'avais oublié qu'il commençait par un passage de la section Victory de la Partie 2, tout le reste est bien extrait de la première partie.

Anonyme a dit…

C'est scandaleux de pouvoir écouter cet album avant tout le monde :-) Le webzine musical pour lequel je "travaille" n'a pas eu ce privilège.
Surtout pour nous faire saliver de la sorte (quoique l'extrait de la BBC m'a déjà mis en émoi).
Bref, plus que quelques jours à patienter(en espérant que les délais postaux n'allongent pas l'attente insoutenable).

Jean-Luc

Gerard B. a dit…

bonjour avec tout se que vous avait cortiqué les morso musicale j'ai écouté le premier ommadawn sa ressemble un peux vivement le 20 jenvier que j'ai commander

Anonyme a dit…

il est bon le solo de basse?

Orabidoo blog a dit…

There are several bass solos in the album actually. The one labelled on the 2nd Part just after the Victory section is pretty good! But the bass is not alone here, there's an electric guitar too, so I think we'll need the 5.1 mix to fully enjoy this section!

Il y a plusieurs lignes de basse sur l'album. Celle titrée sur la Partie 2 après Victory est plutôt bonne en fait! Mais la basse n'est pas seule il y a aussi de la guitare électrique en premier plan donc je pense que c'est avec le 5.1 qu'on pourra profiter pleinement de ce passage :-)

dje14 a dit…

"Je trouve [la partie 2] moins prisonnière du modèle initial de 75 qu'il fallait reproduire à tout prix sur la première face - du moins dans son grand final."

En fait, tu nous dis ce qui sera sûrement mon principal regret sur cet album (mais j'espère le seul) : que cet album aurait été encore mieux si Mike n'avait pas cherché - ou eu besoin - de se référer à une oeuvre précédente pour activer son inspiration. ;-)

Ce sera pareil pour TB4...

Yannick a dit…

Je pensais que le petit extrait posté par Mike lui-même sur son site était les premières secondes de Part 1.
C'est ça?
Et deuxième chose, tu parles deux ou trois fois de Victory dans les commentaire.
C'est quoi au juste? Le fameux hommage à Telstar?
Y

Orabidoo blog a dit…

Oui c'est bien ça, les 30sec que Mike a posté sont extraits de l'intro Part 1.

Victory est la section en hommage à Telstar. Mike en avait touché deux mots en février dernier : http://www.orabidoo-mikeoldfield.net/2016/02/nouvel-new-album-telstar-victory-second-part.html

Par ailleurs, pour mieux s'y retrouver il y a la liste des 55 sections de l'album que l'on rappelle ici : http://www.orabidoo-mikeoldfield.net/2016/04/nouvel-new-album-55-sections-part-one-two.html

;-)

Yannick a dit…

Merci pour tout G.
Yannick

Yannick a dit…

Concernant la fin de Part 2 avec cet "ultime morceau" comme tu le mentionnes, cela veut dire que c'est un morceau à part entière comme Horseback et Sailor avec clairement un espace qui le délimite ?
Merci

Djeeloo a dit…

Hello.
Pourrais-tu me dire quelles sont les principales différences entre la version BOXED et la version originale.
Je possède les deux, mais je ne les ai jamais vraiment comparées, de plus j'écoute la version Remaster depuis sa sortie.
Merci :-D

Djeeloo a dit…

Ma question s'adressait en fait à l'auteur anonyme du tout premier commentaire,
mais si quelqu'un peut y répondre... :-D

Anonyme a dit…

@ Djeeloo :

Entre la version originale et la version Boxed d'Ommadawn, je ne me souviens plus vraiment des différences, étant donné que j'écoute la version Boxed depuis les années 90 (de 1900). Un ami avait eu la gentillesse de me ramener de Londres le coffret CD introuvable en France à cette époque.

Tout ce que je peux dire, c'est que les transitions me paraissait plus marquées, plus riches (un extrait de flûte dans la première partie), et la deuxième partie avait pour moi plus de relief.
Je m'en suis aperçu à nouveau quand j'ai racheté la version remasterisée de 2000, sur laquelle je comptais, car ma version de Boxed ne me fournissait pas de version "remasterisée". Mais malgré la remasterisation de la version de l'an 2000, je suis resté sur la version de Boxed, car j'ai trouvé la version originale, celle de 1975 probablement, bien plus fade (je ne sais pas s'il y a une différence entre cette version et la première version CD).

J'ai acquis aussi la version remixée de 2010.
Je suis au trois quart satisfait, bon allez, au neuf dixième, car elle reprend en fait la version de Boxed, mais Mike a semble-t-il modifié ou supprimé quelques détails qui m'auraient échappé. Je n'ai pas eu le temps de comparer en détail la version de Boxed et le remix de 2010.
Ce qui est sûr, c'est que Mike a supprimé les chœurs sur la fin de la deuxième partie instrumentale, juste avant "On Horseback", et que je trouve cela dommage, car ces chœurs donnaient une intensité particulière à cette fin, la rendant haletante.

Du coup, je suis resté sur la version de "Boxed" pour Ommadawn, qui, pour le coup, est différente de la version remixée de 2010.

Mais pour être clair, la version remixée de 2010 est très proche, voire similaire à celle de Boxed, sauf pour quelques détails qui m'auraient échappés, à part un qui sautent aux oreilles : la disparition des chœurs de la deuxième partie instrumentale.

Ce qui fait que je lorgne sur la version remasterisée de "Boxed" en CD. Il me semble, mais n'en suis pas absolument certain, qu'elle existe.
Mais bon, de toute façon, la première version de Boxed est très satisfaisante, d'autant que j'ai un peu manipulé les niveaux sonores pour en faire un CD écoutable (audible en français ?) dans les transports, et que le rapport signal/bruit est très convenable.

Bonne écoute.

E-Gwen.

JB a dit…

@ Djeelo :

Il y a dans cette vieille discographie (vers la fin) des notes concernant les différences entre la version originale et la version Boxed (ainsi que des notes concernant les différentes versions de TB et HR) :

http://www.studio-nibble.com/lazlo-bin/discogs/oldfield

(Cliquer directement sur "Search For" pour afficher toute la disco)

Perso, comme E-Gwen, je préfère la version Boxed à cause de la présence des choeurs à la fin de la 2e partie, juste avant On Horseback. (choeurs quasi-inaudibles sur le mix original).

Orabidoo blog a dit…

@Yannick non je ne dirais pas que ce morceau est aussi indépendant que On Horseback (même s'il arrive après le climax). Celui ci est moins 'détaché' du reste de la fresque et la cloture sur une touche folk dansante comme The Sailor's Hornpipe.

Yannick a dit…

Hello.
J'ai pu, comme toi, avoir accès à un lien pour écouter l'album.
Je vais être bref, c'est parfait! Exactement ce que j'aime!

Et concernant le fameux "morceau de fin" à la Sailor et Horseback, c'est un bijou!
Evidemment, j'ai juste donné mon sentiment personnel
:D
Bonne journée
Yannnick

Gratien Angst a dit…

Hello tout le monde,

perso je l'ai commandé à la fnac et le facteur vient de me l'apporter
Je le decouvre en 5.1 DTS à l'instant, à dans 1h pour les premieres impressions (ptet apres une deuxieme ecoute en stereo PCM 24/48)

Anonyme a dit…

C'est parfaitement inique, mais bon,

dis-nous tout.

E-Gwen.

Gratien Angst a dit…

Bon alors, pour l'instant j'ai largement préféré la part 2 (en 5.1 en tout cas, à voir en ecoute stereo)
Je viens de relancer en stereo 24bits/48 khz avec reglage de l'ampli onkyo en mode Pure Audio (aucun filtre, aucun effet) et je trouve la part 1 plus sympa qu'à la premiere ecoute en 5.1 qui faisait un peu fouilli. C'est beaucoup plus sympa en stereo...

A ecouter plusieurs fois.

Le seul reproche que je ferais c'est peut être comme une sensation de retenue, comme si Mike ne laissait pas aussi libre cours à ses melodies qu'à l'epoque.
ça sonne moins "naturel", moins spontané.

Mais sinon, un très bon album, qui se réécoutera largement plus à mon avis que Man on The Rocks (d'ailleurs je prefere encore les chansons de earth moving à celle de man on the rocks)

Anonyme a dit…

Après une dizaine d'écoutes, que dire ?

Juste grandiose :)

tija b a dit…

Je viens de l'écouter. ça fait chaud au cœur du début à la fin.

Robin a dit…

Salut à tous

Personnellement étant un grand fan des 20 premières années d'Oldfield (et beaucoup moins ensuite), j'attendais cet album avec grand impatience. Et très malheureusement, je suis un peu déçu après deux écoutes.

Tout d'abord, ça ressemble un peu trop à plusieurs petites mélodies collées les unes aux autres. Les transitions sont souvent très abruptes... Ca manque de liant, et aussi et surtout de folie : beaucoup trop de guitare nylon + électrique qui reprend le thème ensuite... Le piano qui reprend le thème dans le part 1 est décevant, les "chimes" qu'Oldfield adore (malheureusement beaucoup trop) sont trop présents...

C'est dommage parce que régulièrement il y a de très très bons morceaux. Par exemple le passage "tambours Jabula" dans le part 1 démarre vraiment très très bien, le début du solo à l'électrique est top... Mais on a l'impression qu'il sait pas quoi en faire, et du coup, ça finit en eau de boudin.

Bref, je vais quand même lui donner sa chance (c'est tellement mieux que ce qu'il a fait ses dernières années, Music of the Spheres excepté qui était pas mal). Mais pour le moment bof... (et vraiment ça me rend un peu triste de pas adorer)

Robin

Gratien Angst a dit…

Assez d'accord avec toi. Marrant que tu parles se Music Of the Spheres, parce que justement ça m'a donné envie de le réécouter ! Je trouve que les mélodies de ce nouvel album me font plus penser à MOTS justement qu'à Ommadawn.

De toute façon pour moi Ommadawn II ça a toujours été AMAROK ;)

Robin a dit…

Rhooo la la, Amarok, quel chef d'oeuvre...

Cet album-là n'est pas nul, loin de là. C'est juste qu'on ne sent pas une nécessité, une urgence. Si je voulais être méchant, on dirait qu'Oldfield s'imite lui-même.

Vraiment déçu, parce que les extraits donnaient tellement l'impression d'un album génial...

tija b a dit…

Mais c'est bien un album génial pour ma part, je confirme. Désolé pour les déçus ;)

Il est plus pour moi dans la lignée de l'intime Hergest Ridge.

Anonyme a dit…

@ Robin :

Pour les transitions, je suis d'accord, elles sont trop abruptes.
Mais où sont donc "Crises", "The Wind Chimes", et "The Lake" (ou autres) ?

Par contre, pour "plusieurs petites mélodies collées les unes aux autres", c'est inexact, bien que cela soit justement renforcé par le manque de transitions orchestrées avec orfèvrerie sur cet opus, car il y a un thème mélodique récurrent au moins dans la partie 2, exactement comme dans "Ommadawn", et comme dans "Crises" (et oui, toujours lui), ou dans d'autres d'ailleurs. Et cela fait tout le charme de la partie 2 de Return To Ommadawn.
Je te laisse le découvrir.

La partie 1, pour l'instant, je ne l'ai pas écoutée suffisamment.
Il y a des références évidentes à "Hergest Ridge"
Je la trouve bien (y-a-t-il un thème récurrent caché ?), même si je trouve les airs celtiques moins puissants que sur Qe2.
(J'espèrais une intro à la flûte aussi puissante que sur le Taurus 1 de Qe2, mais bon, je suis preneur).

Je trouve l'album très bien, même si ce n'est pas celui que j'attendais, évidemment.
Il m'a plu à la première écoute, et il devient addictif.
La mélodie avec le thème récurrent y est pour beaucoup.

Pour ne rien vous cacher, j'attends toujours un "Crises 2", avec des synthés magiques, une rythmique batterie qui tue, et des thèmes mélodiques qui enchaînent, qui nous lient. Mais là, je rêve...
Enfin, du Oldfield avec un batteur digne de ce nom, tout simplement.

Allez, j'y retourne, "Return To Ommadawn" tourne depuis que j'ai acheté le CD, ce qui est généralement très bon signe.
Et vous savez quoi, je crois que je suis retourné à... "Ommadawn."

E-Gwen.

Dje14 a dit…

A chaud après une écoute : whouahh, quelle merveille ! Tout ce que j'ai aimé dans Hergest Ridge, Ommadawn et Amarok : ce côté beaucoup plus acoustique qu'électrique, vivant et authentique.
Certes il y a encore ces horribles tintements qui n'ont rien de naturel pour moi et qu'il rajoute dans tous ces albums depuis un moment (même dans MotS il ne me fera pas croire qu'il n'a pas rajouté cela électroniquement ensuite, comme ici à mon avis), mais ce RTO fait quand même honneur à sa discographie et plane bien au-dessus des hommages récents de Robert Reed (ceci dit sans méchanceté - j'ai adoré Belerion par contre avec Les Penning).

HH.2 a dit…

J'ai pris le soin de l'écouter de nombreuses fois avant de faire un commentaire.
Comme Robin je suis fan des 20 premières années. Avec une grande préférence pour Ommadawn.
Quand les infos sont tombées annonçant Return to Ommadawn, je me suis dit "bof"
Voilà apres plusieurs écoutes. Je trouve que c'est une réussite et que si j'avais écouté cette album à l'aveugle, j'aurai reconnu le son Mike Oldfield que j'aime. Oui il manque peut-être de grande envolés, des percussions etc.
Mais moi aujourd'hui, j'ai la même émotion que j'ai eu en écoutant Ommadawn sur ma platine Akai quand j'avais 19 ans.
Merci Mike pour ce Return dans ma jeunesse.👍

iorgosprog a dit…

Je partage l'avis de ceux qui pensent que l'album parait un peu maladroit dans ses transitions mais ce qui m'a le plus surpris, c'est le jeu de guitare électrique, surtout dans les parties finales (celles qui correspondent au côté orgasmique de sa musique). Je le trouve très peu inspiré, un peu coincé, trop prévisible. Alors qu'il était capable de pondre de magnifiques dentelles électriques (dans Ommadawn, dans Don Alfonso etc) on a ici l'impression qu'il retient son jeu et évite d'y mettre trop de notes (comme dans le final de Millenium bells). Et le tempo est un peu trop monotone parfois. J'ai parfois l'impression qu'il aurait dû l'appeler "Return to Voyager".

Geinoh a dit…

Bonjour à toutes et à tous

Il y a tant de choses à dire sur RTO et j'y reviendrai dans d'autres posts. Alors, d'abord, quelques mots...

Tout d'abord, il faut remercier Mike Oldfield. Je crois qu'il a d'abord pensé à ses fans, sa famille oldfieldienne.

RTO, c'est une belle carte postale qui dit "Je pense à vous et voilà ce que je peux faire".
Pour ça, je lui dit mille merci !

Pourquoi j'écoute toujours religieusement Mike Oldfield, Geinoh Yamashirogumi, Ennio Morricone ou les Pink Floyd
Ce sont les seuls musiciens qui me donnent des frissons.
Ce n'est pas figuré ce que je raconte, le frisson est réel, la sensation est vraiment physique.

Quand j'étais môme, la musique de mon Nom et Personne m'avait ébranlé. Au niveau du front, du cou et du dos, un frisson délicieux.
Ces moments sont rares. Ils ont connu leur pic avec Mike Oldfield. Extase, oubli de soi, voyage onirique...
Bien sûr tous les premiers albums de Mike m'ont fait frissonner jusqu'à TBIII.

Far above the Clouds fut le dernier morceau de Mike qui m'avait transporté.
Je n'ai plus acheté d'album depuis, convaincu que je ne retrouverai plus la même magie. Tout était devenu si fade et sans émotion.
Il y a bien ça et là une petite mélodie fugace qui fait tendre l'oreille mais qui éclate comme une bulle de savon tant l'ensemble est pauvre.

Je ne suis plus le même. En 1985, je n'écoutais pas de jazz, ni de musique classique contemporaine.
Je suis devenu certainement plus exigeant aujourd'hui.

Et puis, hier, soir, à deux heures du matin, j'ai pris le casque pour écouter RTO avec beaucoup d'inquiétudes, beaucoup de questions "Est-ce que je vais me retrouver dans le même état d'esprit comme à mes 15 ans ? "

J'ai écouté la première partie. Rien. Pas un gramme de sentiment, j'aurais le temps d'y revenir dans d'autres posts et pourquoi.

J'ai écouté la seconde partie. J'ai décollé. Je me souviens encore, les frissons ont démarré aux niveaux des avants bras, une bonne chair de poule.
Enfin. Nom de Dieu, que c'était bon ! Une putain de mélodie Un voyage, un vrai comme je les aime.
Mike a su trouvé ces marques. Il y un fil, un thème qu'il a su développé en plus de 20 minutes jusqu'au climax délicieux. Larmes à l'oeil. Bordel, enfin !!!

Je n'écoute que la seconde partie pour l'instant et je la siffle avec émotion en travaillant sur mes photos. Aujourd'hui, je suis joyeux ! Merci Mike pour ce cadeau ! Merci !!!!


Geinoh aux anges !!!

Anonyme a dit…

Bon, allez, c'est mon tour.
Après plusieurs écoutes, je vous livre mon ressenti.

Tout d'abord, ça fait du bien ce retour aux sources.
La pochette est superbe, ainsi que le packaging (CD Deluxe et Vinyle).

J'ai d'abord fait plusieurs écoutes du CD, au casque puis aux enceintes (séance de nettoyage pour le vinyle et temps de séchage obligatoire !).

Mes premières impressions : un peu déçu, notamment sur la partie 1. Manque de profondeur pour moi, guitares "faciles", pas de surprise, pas de frisson.

Après plusieurs écoutes entrecoupées d'autres activités, je trouve l'album beaucoup plus intéressant et surtout la deuxième partie.
Il manque toujours néanmoins une ambiance que l'on retrouve dans tous ses albums majeurs. Un mot sur la production du CD que je trouve en deça ! En effet, j'ai eu un peu l'impression lors de la première écoute de la partie 1 d'écouter la maquette de l'album d'où cette impression de "froideur" du son. Je trouve la production un peu légère ! C'est dommage !

Çà, c'était pour les écoutes de samedi.

Ecoutes de dimanche sur support vinyle (mise à part que le mien est gondolé !). Procédure de retour entamé à la Fnac. A 25€, je veux qu'il soit bien plat! Suis-je le seul ?
Le master du vinyle n'est pas réalisé par le même ingé du son, ni dans le même studio. Et bien ça s'entend ! Le vinyle est nettement meilleur que le CD. Cette "froideur" disparait, et ce n'est pas seulement du au fait du support vinyle ! Tous les reproches de samedi s'estompent petit à petit pour laisser place à un album qui je pense sera dans le futur considéré comme un album de grande qualité. La partie 2 est pour l'instant ma préférée, non que la 1 soit moins bonne, mais je trouve que le final manque de consistance.

Je pense que ça va encore évolué d'ici quelques écoutes.

Petit mot pour E-Gwen : l'on trouve effectivement le poster dans le vinyle. A priori c'est sympa mais comme l'affiche est pliée en 4, cela perd un peu de son intérêt.

Voilà pour mes premières impressions du 22 janvier à 18H13.

J'y retourne !

Tioub a dit…

Bonjour,

j' ai reçu l 'album en pack CD+DVD ce samedi 21 janvier, et aujourd'hui je pense l'avoir suffisamment écouté pour pouvoir donner un avis relativement objectif.

D'abord la première écoute est difficile, je me suis imaginé tant de chose, mais la richesse de l'album ne se révèle pas à la première écoute. Puis Robert Reed nous a bien bluffé aussi avec ses "sanctuary". Sans parler de Les Penning qui vient nous troubler l'oreille. Résultat, influencé par ces artistes, je trouve l'album juste bon.
Les défauts? un peu lent (quelqu'un parlait de "retenue" dans un commentaire). Des transitions "abruptes" ou "maladroites" (pour vous citer).

Là je dois approcher voire dépasser ma 10ème écoute, dans de bonnes conditions. Je me rends compte que je négligeais le fait d'avoir à faire à Mike Oldfield: tout dans la nuance et la subtilité, et découvre alors que cet album est une tuerie (je vous cite toujours).
Les transitions abruptes se retrouvaient dans CRISES, WINDCHIMES, AMAROK. La langueur dans Tubular Bells, Ommadawn...bref tous les ingrédients sont là pour nous rappeler ses grandes œuvres. Et si l'artiste a su conserver la noblesse des années 70 il y a ajouter sa sensibilité de 2017.

Finalement ce n'est pas l'album auqu'elle je m'attendais mais c'est un excellent album. Et c'est tant mieux.

Anonyme a dit…

@ Anonyme du 22 février à 18h17 :

Merci pour le petit mot.

Eh oui, j'ai bien vu sous quel format l'affiche était proposée sur la boutique officielle ici mentionnée.
Mais cela reste une affichette, ce qui n'enlève rien à sa beauté, évidemment.
Non, moi, je souhaiterais une affiche 50x70 minimum (j'hésite avec 100x140 minimum), que je puisse m'y plonger totalement. ;-)

E-Gwen.

Anonyme a dit…

Hello!

Return to Ommadawn mais surtout Return to Mike Oldfield et ses racines...
Un vrai album refuge, un brin nostalgique avec ce regard sur le temps qui passe. Des petits clins d’œil à Ommadawn, Amarok (à 6min15 : hahaha...happy?), The Voyager, Guitars, Thou art in heaven (pour les percussions) et autres bonnes choses...
Le Mike n'est heureusement plus le mec torturé qu'il était à 20 ans. Il semble apaisé, sage...et cela se ressent dans sa musique. Il aborde les épreuves de la vie avec expérience, finalement comme tout le monde...et le soleil revient toujours au-dessus des nuages comme dans la plupart se ses fin d'albums.

Vraiment content de retrouver le "Vieux" et de me réfugier dans sa musique au coin du feu avec un vieux Single Malt...

Bonne journée

Chris

salociN a dit…
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salociN a dit…

Quel idiot quand même d'avoir pré-commandé l'album chez Univers-sale, dire qu'ils sont même pas foutus de l'envoyer une semaine avant pour ne serait-ce que le recevoir à la date de sortie, obligé de le récupérer sur le net pour ne pas se sentir lesé :-(
En plus si ça se trouve, le colis s'est perdu (et ça ne serait jamais que la seconde fois !)

Et donc, après 5-6 écoutes approfondies (de ma copie en FLAC), j'en reviens toujours à la même conclusion : impossible d'aborder positivement un album de MO (en particulier les albums dits "pastoraux") dès la première écoute, surtout dans ce cas précis où la comparaison est frontale avec l'album dont il revendique d'héritage.
Pourtant, ce n'est pas faute à chaque fois de m'être mis dans les conditions optimales pour écouter (casques intra bien enfoncés dans les cages à miel, paysages de l'Ardèche qui défilent depuis le train, concentration au top, envie et motivation).

Et puis comme d'hab, le temps fait son affaire et le charme opère, des mélodies émergent et s'installent petit à petit (ne serait-ce pas ça en fait le "progressif" ?) dans une case du cerveau, et puis décident au bout d'un moment de ne plus en sortir, du coup il faut y retourner, et on découvre ce qu'il y avait autour de cette mélodie, et ainsi de suite... quel processus si familier !

Il n'empêche, je me réserve de tout avis définitif, notamment parce que celui qui compte aujourd'hui parmi mes albums préférés - Hergest Ridge pour ne pas le citer - a mis plusieurs années avant de complètement se révéler à moi, aidé par la découverte sur le tard de la version de 1974 (finalement incluse bien plus tard dans la ré-édition Deluxe), mais surtout grâce à une très lente maturation et culture progressive forgée au fil des ans...
Donc peut-être que je mettrais encore des années avant d'apprécier ce dernier opus à sa juste valeur, mais je pense quand même qu'à l'arrivée, je pense vous épargner de dire un jour que cet album est "une merde"...

Anonyme a dit…

Et moi non plus je n'ai pas reçu ma pré-commande datée du 07/12... Heureusement et tant pis pour les finances, j'ai craqué pour les fichiers dès le premier jour de la sortie de l'album.

1ère écoute et l'album m'a saisi immédiatement.
Il y a une insaisissable mélancolie même dans les passages les plus apaisants. Des passages me foutent les larmes au yeux... et ils sont différents suivant les écoutes. Le passage aérien entre la 6ème et la 12eme minute ou le climax tribal sur la première partie, les montées en puissance autour de la 14ème minute et le final "on horseback" sur la partie 2.

Depuis Amarok, ça ne m'était pas arrivé.

salociN a dit…

No need to translate... la chronique d'un authentique fan de MO :
http://www.amarok-mag.com/mike-oldfield-return-to-ommadawn/

C'est d'un tout autre niveau que celle d'un "PQR" venu des Hauts de la France, celui-là même qui quand il ne sait pas comment qualifier un disque de prog, appelle ça du New Age...

Kcnarf59 a dit…

Boujour à tous,

Je suis l'anonyme du 22 à 18H17. Une semaine de passée depuis mon premier commentaire. Cela me permet donc d'approfondir mon ressenti. j'ai comme d'habitude fait plusieurs écoutes( le WE dernier) puis une coupure de quelques jours. Quand j'ai remis le disque sur la platine, aux premières notes, l'extase ! Des frissons ! Ça faisait longtemps. j'apprécie de plus en plus la partie 1. Je trouve l'album très équilibré sur les deux parties qui me semblent complémentaires. Je trouve qu'il se rapproche plus d'Hergest Ridge que d'Ommadawn si ce n'est les samples de l'album d'origine en fin de première partie. De nombreuses écoutes permettront d'en faire le tour. C'est un très bon album, merci Mike! Je reste cependant sur des remarques laissées lors de mon premier commentaire. C'est du "home-made" ! Ça se ressent sur la production en deçà de la valeur artistique de l'album. J'ai réécouté Amarok, TB2, TB 2003. Les productions sont de haute volée. Ce n'est pas le cas ici. Je trouve par ailleurs la production des deux Sanctuary nettement meilleure. C'est un peu dommage car cela risque de nuire à l'album sur le long terme. Je persiste sur la supériorité du vinyle sur le mix du CD. Si vous avez l'occasion d'écouter le vinyle, vous comprendrez ! La chaleur qui s'en dégage rend justice à l’œuvre. Je reste sur ma faim sur les samples. Dommage que ce ne soient pas des vrais chœurs. Je trouve aussi les xylophones un peu trop discrets à mon goût. Je pinaille et c'est normal. Cela faisait tellement longtemps que j'avais idéalisé ce que serait pour moi l'album du grand retour. D'ailleurs, il n'a pas tapé bien loin le bougre ! Encore un petite critique, mais positive. C'est un peu court jeune homme ! J'aurai bien bien vu un double album à la "Incantations". Par contre, ++++ pour la pochette ! C'est une merveille ! J'en ai fait le fond d'écran de mon PC depuis début décembre !

Petite remarque culinaire : en cuisinant hier j'ai eu une illumination. Un bon album de Mike, c'est comme un oignon ! Il y a plusieurs couches et ça finit par vous mettre la larme à l’œil !

Merci Mike pour cet oignon !

Nikko a dit…

Depuis le début des années 2000, j'avais tendance à avoir la dent dure envers les nouveaux albums de Mike, car seul Music of the Spheres m'avait apporté quelque chose. Mais là... franchement, je lui tire mon chapeau. C'est le retour du grand, du vrai Mike, débarrassé des mauvaises influences ou des fausses bonnes idées qui pouvaient le parasiter.

Certes ce Return n'a ni le spleen, ni le côté tellurique du premier, mais il n'en reste pas moins un album excellent, à travers lequel Mike nous ballade dans son univers, et on le suit du début à la fin avec la sensation d'un Return to the music.

Bravo et merci, Mike !

salociN a dit…

Ponctuellement, j'ai trouvé qu'il y avait toujours quelques moments de grâce, même brefs, dans chacun des derniers albums. Des fois ça passe par un simple solo de guitare, ou une petite ritournelle qui reste dans la tête... Sur MOTR, il y a pas mal de titres qui à eux seuls valent l'achat du disque, mais quelques passages à vide ternissent l'ensemble.

Après, si on juge la cohérence d'un album dans sa globalité, j'adhère également au choix de MOTS, qui est un très belle oeuvre à mes yeux, quand bien même certains affirment que ce n'est pas du MO (et que ceux-là seraient bien inspirés de s'acheter des cotons-tiges, avant ça disparaisse). Les thèmes, la compo, les inspirations et la structure sont autant de marqueurs clairs.

Pour en revenir à RTO, et après une dizaine d'écoutes, je lui trouve finalement plus d'accointances (forts agréables au demeurant) avec Hergest Ridge et Amarok qu'avec Ommadawn, ce qui me fait penser aussi, comme l'a déjà dit quelqu'un ("Return to... Mike Oldfield") que la subliminale référence à Ommadawn est avant tout chose symbolique de cette époque "dorée".

Ceci étant, comme je le craignais il y a quelques mois, je trouve tout de même dommage de l'avoir nommé ainsi, la comparaison frontale étant un peu casse-gueule et pas forcément justifiée, en particulier lors de cette phase un peu déroutante des premières écoutes.
Mais aurait-il mieux fait de l'appeler "Sanctuary" ? :D

Al a dit…

bonjour
by the way : aucune mention à "Telstar" sur les infos de la pochette (le syndrôme Led Zep p-ê ;-?)

salociN a dit…

Contrairement à Nuclear où on peut effectivement se poser des questions, je pense que la partie Telstar (nommée "Victory" par MO, entre 7:44 et 10:14 de la partie 2) est tout juste inspirée (j'aurais à peine dit "lointainement"), donc à mon avis pas de quoi crier au plagiat. En tous les cas, il a fait des reprises autrement bien plus marquées que celle-ci.

Al a dit…

J'ai pour ma part des sentiments mêlés à propos de ce nouvel album. Je comprends mieux la pochette maintenant, très (trop) connotée heroic fantasy (a mon gout) - ca réduit le champs/chant des "possibles" de l'imagination que l'écoute seule (et une pochette plus neutre) autorise. Mais en même temps j'ai l'impression d'un retour sur les traces d'Ommadawn... Une tentative de retour vers un territoire mythique, un lieu cahcé (tortue prête à rentrer dans sa coque) qu'on entraperçoit, dont on peut sentir les effluves, le feu sacré, au loin (merci à Mike d'avoir réutilisé qq bandes de chœurs féminins ou d'enfants, le résultat est réussi) mais qui reste ... inaccessible. Et tant mieux ;)! Quelques moments de fulgurances ponctuent ce disque. Courts... mais bons.

Nikko a dit…

Tu n'as pas tort salociN, on peut trouver du bon dans chaque album de Mike (moins chez Michael ^^), et tu te poses là en vrai fan.

Pour ma part, j'assume pleinement le statut de vaurien oldfieldien, et je préfèrerai toujours écouter un Sanctuary ou un Heiles Land plutôt qu'un Mike où il faut chercher des lots de consolation. Pêché de gourmandise me direz-vous...

Je suis également de ton avis quant à la plus grande proximité de Return to Ommadawn avec Amarok. Et je dois dire que mon attachement à l'album augmente avec le nombre d'écoutes.

salociN a dit…

C'est sûr, "Heaven's open" est véritablement un album "à part"... une démarche sincère et en même temps colérique avec une dimension parodique et foutage de gueule assumé, que je trouve à la fois touchante et gonflée. Toutes proportions gardées, elle (la démarche) n'est pas si éloignée de celle d'Amarok, et s'inscrit dans une forme de continuité.
Le chant de MO que d'aucun trouvent horrifiant participe à la sincérité du propos, mais c'est surtout lorsque l'on découvre "Music from the Balcony" que l'on prend musicalement la mesure de l'auto-sabotage, du pirate qui saborde son navire :p
Néanmoins, "No dream" reste pour moi une pépite dans cet opus au contexte si particulier.

Dans le concours de son album le plus mauvais, j'hésiterais entre Islands (même si j'aime plutôt bien planant "North Point") et Earth moving (j'aurais quand même envie de repêcher l'efficaço-facile "Blue night" et le percutant "See the light"). Mais ça c'était sans compter sur l'unique présence de l'horrifiant "Romance" dans "Light + Shade", pouvant justifier à elle seule une auto-pendaison... et puis là, je me rappelle du solo de guitares larmoyantes de "Surfing", et plein d'autres "petites" choses sympas... bien qu'insuffisantes pour sauver un bateau qui coule.

Tout ça pour dire que tout n'est pas tout noir ou tout blanc, et que parfois, le verre peut même être au 1/8 plein (!). En tout cas, la variable d'ajustement entre les "fans" (d'ailleurs je trouve ce mot toujours aussi laid) se situe généralement dans les albums allant de moyen à mauvais, les chefs-d'oeuvre faisant en général l'unanimité même chez les moins initiés.

Autrement, je suis bien content de voir que je ne suis pas seul à avoir une appréciation "progressive" de RTO. Un peu comme si les écoutes répétées, en plus d'aider à y voir plus clair, contribuaient à l'impression globale d'émancipation du petit nouveau par rapport à son (glorieux) ancêtre...
Mais là encore, une foultitude de petits détails m'empêchent de le considérer au même niveau que son ainé, sans que cela nuise à la bonne impression globale.

salociN a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Anonyme a dit…

De toutes façons à partir du moment où l'on attrape quelques frissons à la première écoute (surtout sur la partie 2) c'est très bon signe pour la suite ..
Sans conteste le meilleur album depuis Amarok.
Les transitions abruptes ne me choquent pas. La lenteur fait partie de progression de l'album. Je préfère de loin avoir une partie 1 un peu light et une partie 2 grandiose.
Je n'ai pas la chance de pouvoir l'écouter en vinyl mais la version cd me parait déjà très intéressante au nouveau de la rondeur du son.
Je me trouve transporter dans un voyage(r) tinté de sonorités qui me rappellent de nombreux autres bons albums.