Jour pour jour ! Cinquante ans après l'enregistrement de l'adaptation orchestrale d'Hergest Ridge à Glasgow, il est temps de présenter l'album physique, qui sort enfin chez un label indépendant, spécialisé dans les bootlegs de retransmissions radiophoniques (FM Concert Broadcasts Ltd.).
The Orchestral Hergest Ridge (vinyle standard, 2025)
A proprement parlé il s'agit donc d'une sortie non-officielle de Mike Oldfield, mais pour rappel, le Maestro n'avait pas participé à ces enregistrements, il est donc seulement crédité en tant que compositeur original de la double fresque. C'est bien David Bedford, Steve Hillage, et bien sûr l'Orchestre National d'Ecosse qui sont à l'œuvre ici, pour un pur moment d'extase !
Retour dans le passé
En 1974, alors qu'Hergest Ridge est à peine dans les bacs, l'idée est de continuer sur la lancée de Tubular Bells et d'adapter cette nouvelle œuvre pour un orchestre philarmonique. Bien sûr, c'est le compositeur David Bedford qui est aux commandes, mais Mike Oldfield, pas très en clin avec cette idée de réorchestration, décide tout simplement de fermer la porte au projet. Qu'à cela ne tienne, Virgin fera sans son poulain et recrute le génial Steve Hillage, alors guitariste du groupe Gong.
Plusieurs représentations auront donc lieu au Royaume-Uni, à commencer par celle de décembre 1974 au Royal Albert Hall avec le Royal Philharmonic Orchestra qui sera captée et retransmise par la BBC. Il s'agit naturellement de la version la plus connues car plus largement diffusée à l'époque (et aujourd'hui sur Youtube). On dit d'ailleurs que Mike Oldfield aurait été assez acerbe en découvrant le résultat, et se serait moqué de la prestation de Steve Hillage qui, techniquement, jouait donc à sa place...
David Bedford en chef d'orchestre durant la représentation d'Hergest Ridge au Royal Albert Hall en décembre 1974 (gauche) / Steve Hillage dans son style bien à lui pendant son solo sur The Orchestral Tubular Bells (droite)
C'est le 5 septembre 1975 qu'un nouvel enregistrement est commis lors du concert à Glasgow en Ecosse, et retransmis en 1976 à la radio. Mixée au Manoir, il s'agit finalement de la meilleure source audio existante de cet arrangement d'Hergest Ridge, et celle qui est à l'origine de cette édition, 50 ans plus tard, après qu'une bande fut redécouverte très récemment !
Des extraits de The Orchestral Hergest Ridge étaient déjà parus en 1979 dans le documentaire The Space Movie réalisé par Tony Palmer. A l'époque, la bande son, qui regroupait également d'autres morceaux inédits de Mike Oldfield, était même en passe d'être éditée sur vinyle, mais le projet fût abandonné plusieurs fois. Seule une édition CD en 2015 vit le jour, mais l'absence totale de traitement sur la bande sonore a vite douché l'espoir de profiter enfin d'une édition correcte de l'œuvre.
Jusqu'à aujourd'hui, seules les éditions pirates qui circulaient parmi les fans permettaient de découvrir cette archive, véritable pépite dans la discographie parallèle de Mike Oldfield. Mention spécial pour l'ami Jan Flaška et son gros travail de remastering indépendant sur plusieurs œuvres de Mike Oldfield, et qui, jusque là, avait proposé selon moi la meilleure résolution sonore.
Que vaut ce nouveau disque ?
Le jour est donc enfin arrivé où une édition digne de ce nom propose d'écouter pour la première fois une version restaurée de la source originale issue de la représentation de septembre 1975 par le Scottish National Orchestra avec Steve Hillage à la guitare électrique. Et c'est un vrai plaisir !
La restitution de l'enregistrement est largement à la hauteur, grâce notamment à la qualité de la captation par le studio mobile du Manoir et évidemment au traitement opéré sur les bandes. Côté musique, c'est très personnel, mais j'ai toujours considéré cette adaptation comme une merveille. David Bedford a réussi à surpasser le travail fait sur l'arrangement de Tubular Bells qui était, selon moi, plus dans la technicité. Ici, l'émotion est palpable et les rugissements de l'orchestre hérissent le poil plus d'une fois ! Steve Hillage n'est pas en reste avec ses envolés électriques qui donnent parfois l'impression qu'il improvise en se réappropriant les mélodies originales. Il y a de la maitrise, c'est incontestable. Ce n'est pas pour rien qu'il est encore aujourd'hui considéré comme l'un des plus grands guitaristes psychédéliques de l'histoire du rock...
Tout cela ne serait pas parfait sans un contenu physique approprié, et encore une fois c'est une bonne surprise, car, au delà du fait que l'ensemble des visuels ont été sélectionnés spécialement, l'édition vinyle propose une triple pochette ouvrante renfermant une réplique du programme de l'époque distribué pour la représentation de Glasgow (grâce au partage de notre ami Yannick Dély d'ailleurs !). Une note par Philip Newell, alors ingénieur son chez Virgin, vient également apporter un peu de contexte et de souvenir autour de l'œuvre.
A noter que l'édition vinyle standard (noir) est limitée à 1000 exemplaires et qu'un pressage spécial sur vinyle transparent (aujourd'hui épuisé) est lui limité à 100 exemplaires numérotés, mais le contenu reste le même sur les deux éditions. L'édition simple sur CD quant à elle ne contient pas la reproduction du programme de l'époque et n'est pas annoncée comme limitée.
Tout est à retrouver sur la boutique en ligne affiliée au label : musicglue.com
Les commandes partent du Royaume-Uni, mais n'hésitez pas à partager les liens vers des revendeurs FR ou européens s'il en existe !
En bonus
Pour aller plus loin dans l'histoire, Philip Newell nous a partagé au moment de la confection de ce disque son souvenir de l'époque autour des orchestrations de Tubular Bells et Hergest Ridge. Il revient sur la genèse du projet et éclaircit certains mystères au sujet de The Orchestral Hergest Ridge. C'est une sorte de version longue de la note publiée sur le livret qui est ici traduite en français.
Cette nouvelle année 2024 est inaugurée par une réédition CD de la toute première performance live de Tubular Bells, enregistrée le 25 juin 1973 au Queen Elizabeth Hall à Londres par la BBC.
Comme on pouvait s'en douter, cette nouvelle parution est non-officielle et s'ajoute à la longue liste des bootlegs qui ont pullulé ces dernières années, aussi bien en CD qu'en vinyle. Cette fois-ci, il s'agit du label anglais Audio Vaults, spécialiste du genre, qui annonce donc une version remasterisée de ce live, avec en prime une pochette originale.
Nineteen 73 (2024) - AV2018103
Au programme on y retrouve donc l'intégralité de l'album Tubular Bells, joué en live pour la première fois par Mike Oldfield, entouré de 'musiciens-amis' prestigieux : David Bedford, Mick Taylor, Steve Hillage, Pierre Moerlen, Geoff Leigh, John Field, Terry Oldfield, Tom Newman, Sally Oldfield, Kevin Ayers, Vivian Stanshall, et d'autres !
Espérons que pour cette édition la qualité numérique sera au rendez-vous !
Cette performance, pourtant mal pressentie par le principal intéressé, sera finalement un succès et un pari réussi pour le patron de Virgin, Richard Branson (qui, pour la petite histoire, y laissera quand même sa Bentley). Elle marquera la première déclinaison live de ce chef-d'œuvre qui sera jouer un nombre incalculable de fois à travers l'Europe, avec des orchestres et des versions aussi divers que variés. En témoignent les différentes tournées hommages, sur les routes encore en 2023-24 ...cinquante ans après.
Si vous souhaitez vous replonger dans cet épisode de la génèse du succès de Tubular Bells et de la carrière du Maestro, je vous conseille toujours le documentaire de la BBC réalisé en 2013 et disponible en version sous-titrée ICI (à partir de 37'20). Mike Oldfield revenait également dessus récemment, à l'occasion des 50 ans, dans son unique interview pour PROG.
-- Nineteen 73 (2024) par Mike Oldfield & Friends, édité en CD par Audio Vaults. Date de sortie le 26 janvier 2024. Commander / Order
En pleine période de confinement, quoi de mieux que de profiter de son temps confortablement installé.e.s devant sa platine à se repasser la première face d'Ommadawn, la fresque Crises ou les soixante minutes extraordinaires d'Amarok, tout en dégustant une Guinness bien onctueuse ? :)
Il est certain que ce début d'année aurait été le timing parfait pour découvrir la nouvelle cuvée du Maestro, surtout qu'un nouvel opus [a.k.a Tubular Bells IV] nous est annoncé depuis maintenant plus de trois ans ! Mais non, en témoigne l'activité d'Orabidooblog, nous n'avons aucune nouvelle à nous mettre sous la dent depuis la campagne promotionnelle de Return to Ommadawn. Le loup solitaire est bel et bien retourné se réfugier (enfin, toujours sous les palmiers!).
Mais cela était sans compter sur les multiples labels semi-obscurs-pseudo-officiels qui pullulent et rachètent [on imagine] les droits de morceaux jusque là restés inexploités en dehors de leurs seules diffusions d'époque, puis sur des CD-R pirates... La magie d'internet a permis ensuite que ces reliques réémergent
en libre accès auprès de tous, via les plateformes de partage, Youtube
et consorts... et souvent pour le plus grand bonheur des fans !
Dans cette catégorie on retrouve donc beaucoup de retranscriptions de concerts enregistrés pour les radios et les télévisions européennes des années 70 à 2000, date à laquelle Mike Oldfield a cessé de tourner. Ces dernières années avaient déjà été l'occasion de découvrir quelque-unes de ces éditions non-officielles et surtout très variables du point de vue de leur qualité et intérêt (Irish Bells, Live at the BBC, Carnegie Hall 1993, etc...). Cependant, l'offre n'avait jamais été aussi large que ces derniers mois, car les éditions sont nombreuses, sur différents formats, et surtout couvrent plusieurs périodes musicales de Mike.
Petit tour d'horizon de ces "nouveautés" pas toujours honorables...
LIVE THEN & NOW
Disque 1
1- In the Beginning (1:59)
2- Let There Be Light (4:53)
3- Supernova (3:26)
4- Crystal Clear (5:41)
5- Shadow on the Wall (4:39)
6- Ommadawn Part 1 ["short version"] (10:40)
7- Band Intro (1:08)
8- Cochise (5:30)
9- Embers (4:12)
10- Summit Day (5:09)
11- Muse (2:21)
Disque 2
1- The Source of Secrets (5:59)
2- The Watchful Eye (2:10)
3- Jewel in the Crown (3:50)
4- Outcast (3:50)
5- Serpent Dream (3:01)
6- The Inner Child (4:12)
7- Secrets (3:45)
8- Far Above the Clouds (7:03)
9- Moonlight Shadow (5:39)
10- Family Man (6:47)
11- Far Above the Clouds Encore (7:45)
Sorti en juillet 2019, ce double album anniversaire est la retranscription du concert au Spodek Hall de Katowice (Pologne) joué 20 ans plus tôt, le 25 juillet 1999 pendant la tournée Then & Now. Ce concert était déjà connu des puristes et apporte surtout un intérêt pour les amateurs de la musique électro-ambient de Mike Oldfield.
On y retrouve bien sûr les titres de l'album Tubular Bells III sorti un an plus tôt, avec en prime une revisite complète de Far Above the Clouds en guise de grand final ; mais aussi les versions live de certains morceaux plus inhabituels issus de The Songs of Distant Earth et Guitars. Sans oublier les incontournables tubes Moonlight Shadow, Shadow On the Wall, et même Family Man, interprétés - tant bien que mal - par l'énergique Pepsi Demacque.
Le concert avait été diffusé sur la radio polonaise dont est issue ce double CD, la qualité audio est bien au-dessus de la moyenne, mais assez inégales selon les prises de sons. Il faut dire que beaucoup de pistes numériques venaient se mêler aux instruments sur scène pour retranscrire les différentes atmosphères électroniques. D'ailleurs, c'est l'ambiance générale du concert qui est plutôt inégale, alternant les instrumentaux voluptueux, le rock à papa et les sessions de dance party, mais certains diront que c'est là toute la nature des disques de Mike ...d'autant plus à la fin des années 90 où il vivait à Ibiza !
Il y a en tout cas dans cet album live une sacrée dose d'énergie, Mike fait rugir sa PRS tigrée comme jamais, parfait pour dynamiser vos sessions de télétravail ;-)
-- Live Then & Now (2019), édité par Sutra (2CD). Date de sortie le 26 juillet 2019. Commander / Order
BEST OF POLAND 1999
Face 1
1- Shadow On The Wall
2- Let There Be Light / Supernova
3- Ommadawn Part 1
Face 2
1- Moonlight Shadow
2- Family Man
3- The Innter Child / Secrets
4- Serpent Dream
Repris du même concert que sur l'album cité plus haut, les morceaux du live à Katowice figurant sur cette édition sont en fait une sélection casée sur un unique vinyle 33-tours de 48 minutes. On y retrouve donc en priorité les airs les plus connus et [surtout?] les plus vendeurs : Ommadawn, Moonlight Shadow, le thème de Tubular Bells III, etc... A priori, sans trop d'intérêt, à moins de vouloir en profiter sur vinyle plutôt que sur CD.
A noter que la pochette est différente, mais ne correspond malheureusement pas au contenu car le cliché utilisé date de 1984...
-- Best of Poland 1999 (2020), édité par Cult Legends (Vinyle LP). Date de sortie le 3 avril 2020. Commander / Order
TUBULAR BELLS LIVE PREMIERE
Queen Elizabeth Hall, London June 25th 1973 BBC Radio 1 (Tubular Bells Premiere)
1- Tubular Bells, Part One (28:00)
2- Tubular Bells, Part Two (27:48) BBC Studios, Shepherd's Bush, London, UK 30th November 1973 BBC-TV (UK TV "2nd House")
3- Tubular Bells, Part One (16:57)
Edité au Japon en décembre 2019, ce CD non-officiel est une compilation des deux premières sessions live de Tubular Bells par Mike Oldfield en 1973 : celle du 25 juin au Queen Elizabeth Hall de Londres, diffusée sur la BBC Radio 1 ; et celle du 30 novembre dans le studio de la BBC Shepherd's Bush (toujours Londres) pour le programme TV "2nd House".
Bien que la première performance ne soit jamais sortie autrement qu'en bootleg, la seconde a bénéficié plusieurs fois d'éditions officielles, notamment en 2009 sur le DVD bonus de Tubular Bells Deluxe, mais il ne s'agit ici que d'un extrait de 17 minutes (certainement pour pouvoir caser les trois pistes sur un seul CD).
La qualité audio est passable, la retranscription du Queen Elizabeth Hall a été dépourvue des commentaires de l'animateur radio, mais le son est resté tel quel (comprenez pas terrible).
-- Tubular Bells Live Premiere (2019), édité par Alive The Live (CD). Date de sortie le 30 novembre 2019. Commander / Order
ADVENTURES IN HANNOVER
Disque 1
1- Welcome (0:43)
2- Taurus I (11:18)
3- Sheba (3:25)
4- Mirage (5:08)
5- Band Introduction (1:17)
6- Platinum Parts I-IV (15:17)
7- Tubular Bells Part II (6:41)
8- Sailor's Hornpipe (3:06)
9- Conflict (5:26)
Disque 2
1- Ommadawn Part I (20:55)
2- Tubular Bells Part I (17:33)
3- QE2/Portsmouth (7:46)
4- Punkadiddle (6:32)
Retranscription radiophonique du live au Eilenriedhalle de Hannovre (Allemagne) le 2 avril 1981, ce double album présente l'intégralité du concert de la tournée européenne Adventure Tour 81, au lendemain de celui donné à Essen - déjà présent sur l'édition Deluxe de QE2 sortie en 2012.
Pas grand chose à redire sur la qualité de l'enregistrement (hormis peut-être les chants de Maggie Reilly), et encore moins sur la performance : on a affaire à du bon vrai live !
A l'instar de ce qu'on peut voir sur le Live at Montreux, Mike Oldfield était très bien entouré et en grande forme malgré les dates qui s'enchainent depuis 79. Tous autour de lui se sont appropriés les morceaux de Platinum, QE2, Tubular Bells et Ommadawn, les réorchestrations - plus rock - sonnent toujours aussi bien. La batterie de Morris Pert et les percussions de Mike Frye sont omniprésentes, Tim Cross aux claviers est survolté, et les envolées de Mike, aussi bien à la Gibson SG qu'à la mandoline sont simplement jouissives ! Cette grande période de tournées européennes mérite vraiment que l'on s'y attarde.
-- Adventures in Hannover (2019), édité par Unicorn (2CD). Date de sortie le 13 décembre 2019. Commander / Order
THE LOST TAPES
1- Platinium III-IV
2- Tubular Bells Part II
3- In High Places
4- Mount Teide
5- The Lake
6- Five Miles Out
7- Crystal Gazing
8- Tricks of the Light
9- Discovery
10- Saved By a Bell
11- Moonlight Shadow
The Lost Tapes, ou les bandes perdues en français... Car soyons clairs, cette édition plus que médiocre ne mérite pas que l'on s'y intéresse à moins d'être un complétiste absolu. L'album live reprend une sélection de morceaux issus du concert de San Sebastián (Espagne) donné le 23 août 1984 lors du Discovery Tour. Bien qu'une captation ait été faite pour être diffusée à l'époque à la télévision, on est en droit de douter que cette édition reprenne vraiment les bandes d'origine tant la qualité audio obtiendrait tout juste la mention passable.
Les coupures parfois très abruptes entre les morceaux sont laissées telles quelles, il y a des parasites, comme s'il s'agissait tout simplement de la copie audio d'une VHS retrouvée sur Youtube... Et que dire de la pochette ! Elle illustre parfaitement le sérieux mis dans la confection de ce CD puisqu'elle représente une photographie de Mike Oldfield prise à l'époque de Tubular Bells II en ...1992.
Bref, même si ce n'est pas la meilleure, la tournée Discovery Tour 84 mérite bien mieux que ce traitement. Ce n'était pourtant pas si difficile, rien qu'à écouter la retranscription du concert de Viareggio (Italie) on sait qu'il existe des enregistrements bien plus exploitables.
-- The Lost Tapes (2020), édité par Laser Media (CD). Date de sortie le 6 mars 2020. Commander / Order
THE SPACE MOVIE ORIGINAL SOUNDTRACK
Disque 1
1- Hergest Ridge (fragments de la version orchestrale et originale) (19:44)
2- Ommadawn (fragments de la version originale) (28:48)
Disque 2
1- Tubular Bells (fragments de la version orchestrale et du mix Boxed) (27:09)
2- Incantations (fragments de la version originale) (27:14)
Est-ce qu'on parle bien de la même chose ? S'agit-il vraiment des musiques originales ayant servi au film cette fois ? La réponse est oui ...et non ! Ce double album est une sorte d'inédit car jamais une édition "commerciale" n'avait inclus de version live orchestrale d'Hergest Ridge, mais il ne s'agit là que d'extraits, édités initialement pour apparaître sur la bande originale du film de Tony Palmer en 1979. Un premier test pressing sur quatre faces avait été [en partie] fabriqué, mais le disque n'a finalement jamais vu le jour. On retrouve donc sur cette BO une sélection de morceaux issus de musiques figurant bien dans le film, à ceci prêt que ce ne sont pas forcément les mêmes mix qui ont été choisis.
En effet, bien que le film présente par exemple certains extraits alternatifs d'Incantations (issus entre autres des démos, comme la fameuse Spacevocation de la Partie 4), cette sélection ne reprend finalement que des extraits de l'album définitif, avec quelques bribes de discours issues du film parsemées ça et là. Pour ce qui est d'Hergest Ridge, le mix est un peu spécial puisqu'il compile des fragments de la version studio et de la version orchestrale pour en faire un seul et même morceau. Les coupes sont franches et les transitions d'une version à l'autre ne sont pas très propres... Comme si l'on était resté au stade de la maquette. Ne vous attendez donc pas à pouvoir profiter enfin d'une édition d'Orchestral Hergest Ridge digne de ce nom, ce ne sera pas encore pour cette fois... Les pistes d'Ommadawn et Tubular Bells sont du même genre : une succession d'extraits maladroitement collés entre eux avec des pistes sonores du film.
Niveau son, ce n'est pas mieux, puisque les enregistrements ne donnent pas vraiment l'impression d'avoir été nettoyés. Gonzo Multimedia comptait corriger le tir après leur premier essai en 2015, mais sans un véritable accès aux sources et une pointe de je-m'en-foutisme, ça ne pouvait être qu'une nouvelle déception.
Dans la lignée du coffret The Killing Fields, pour les fans hardcores du documentaire et de sa bande son, un coffret collector a même été édité avec une sélection de reproductions (photographies, cartes, poster, etc...) et un certificat d'authenticité signé par Tony Palmer lui-même. Le double CD y est inclus, ainsi que le DVD du film. Dommage que le prix soit si élevé par contre...
-- The Space Movie Original Soundtrack (2019), édité par Gonzo Multimedia (2CD). Date de sortie le 1er novembre 2019. Commander / Order
The Space Movie Directors Box Set (2019), édité par Gonzo Multimedia (Coffret). Date de sortie le 20 septembre 2019. Commander / Order
-----
Pour finir, puisqu'il n'y a finalement rien mieux que la musique pour parler d'elle même, je vous propose une sélection parmi les concerts qui ont été cités dans cet article et disponibles librement sur les plateformes. Bien sûr il y en a encore plein d'autres et cela peut vite devenir un bon passe-temps, alors bonne écoute !
Live de Tubular Bells Part 1 aux studios de la BBC, le 30 novembre 1973
Concert European Adventure Tour à Hannovre (Allemagne), le 2 avril 1981
[Suite] Concert European Adventure Tour à Hannovre (Allemagne), le 2 avril 1981
Concert Discovery Tour 84 à Viareggio (Italie), le 8 septembre 1984
Concert Then & Now de Katowice (Pologne), le 25 juillet 1999
Concert European Adventure Tour à Essen (Allemagne), le 1er avril 1981 (pistes 13-21)
Nous avions pourtant décelé des indices sur le sérieux mis dans la confection de ce bootleg (ici). Une pochette : la photo du concert de Tubular Bells III à Londres en 1998 ; en total incohérence avec le titre : le concert de Tubular Bells II à New York en 1993. Mais pire encore, ces deux éléments contradictoires n'ont également rien à voir avec le contenu, puisque la musique finalement présente sur le CD n'est en fait que la retranscription de la Première live de Tubular Bells II au Château d'Edimbourg en 1992 ! Ce qui par ailleurs n'a rien d'inédit.
On s'attendait à ce que cette seule "nouveauté" de l'année soit une sorte d'objet pirate, mais pas au point d'être trompés sur la marchandise... D'autant que la qualité du son est plutôt médiocre !
Restons-en donc à notre bonne vieille version vidéo présente sur le DVD live, et passez votre chemin pour cette fois...
La première concerne la retranscription du concert du 1er mars 1993 à New York pendant la tournée de Tubular Bells II. On y retrouvera donc la version live du second opus au format CD édité par Goldfish Records. Pas plus d'information à ce stade hormis la pochette de l'album qui reprend curieusement une photo du concert de Londres de Tubular Bells III en 1998...
C'est en tout cas la première fois que cet enregistrement est distribué commercialement, même s'il est plus que probable que l'album soit rapidement rangé sur l'étagère des bootlegs, à côté d'autres objets plus ou moins officiels sortis ces dernières années par des labels spécialistes (Live In Germany 1980, Irish Bells).
Carnegie Hall 1993 The New York Broadcast ravira certainement les inconditionnel.le.s de Tubular Bells II qui verront dans cette édition l'occasion d'écouter une nouvelle version live à défaut de pouvoir lire l'excellent live d'Edimbourg dans leur voiture. A condition bien sûr que la qualité audio soit au rendez-vous. Attendons le 26 octobre prochain pour découvrir cela !
--
La seconde nouveauté - si l'on peut dire - est sans doute plus anecdotique puisqu'il s'agit tout simplement d'une ENIEME ré-édition de l'album vinyle de Tubular Bells (!), cette fois-ci imprimée sur disque gris (ce qui constitue certainement la seule originalité). La Fnac s'offre même l'exclusivité de sa distribution (en France) en l'ajoutant à son catalogue des vinyles cultes réédités en versions colorées.
Sortie le 23 novembre prochain, cette édition intéressera surtout les collectionneur.euse.s. D'autant qu'aucune nouvelle remasterisation n'est annoncée, et que les éditions simple et Deluxe de 2009 et 2016 (Back To Black) sont toujours disponibles entre 10 et 40€ selon les revendeurs.
NB : pour celles et ceux qui se demandaient pourquoi le site était aussi peu actif depuis l'année dernière, c'est tout simplement que l'actualité est (très) maigre depuis la sortie de Return To Ommadawn. Soyez sûr.e.s que je vous informerai des nouvelles de Mike Oldfield et de son prochain album dès qu'on en saura plus ! Patience et merci pour vos messages que je lis sans exception.
-- Carnegie Hall 1993 The New York Broadcast (2018) par Mike Oldfield, édité par Goldfish Records (CD). Date de sortie le 26 octobre 2018. Commander / Order
-- Tubular Bells (2018) par Mike Oldfield, édition exclusive Fnac (vinyle gris). Date de sortie le 23 novembre 2018. Commander / Order
Irish Bells est un double album live sorti uniquement en bootleg (non-officiel) et qui retranscrit l'intégralité du concert retransmis sur la RTÉ Radio 2 (radio irlandaise) au Royal Dublin Showground le 31 mai 1980. Clôturant un mois de concerts presque quotidiens à travers la Grande Bretagne pour la tournée "In Concert 1980", la liste des titres proposés comportait l'habituelle fresque Platinum ainsi que 'Punkadiddle' et 'I Got Rhythm' issus de l'album sorti sept mois plus tôt, le titre 'Polka' joué exclusivement en concert pendant cette période, et quatre autres arrangements de pièces instrumentales dont l'incontournable Tubular Bells Part 1 & 2, Incantations et Ommadawn. Un concert et une tournée très riches donc, et très techniques où figurait un groupe de choix avec entre autres Wendy Roberts, Maggie Reilly et Pierre Moerlen. Ce fut d'ailleurs l'une des dernières fois où l'on vit le Mike Oldfield Band sous cette forme puisqu'ils ne joueront encore que six concerts en Europe le mois suivant. Mike Oldfield voulant désormais privilégier le spectacle plutôt que la perfection sur scène, mais aussi par contraintes financières, optera donc ensuiste pour un groupe plus restreint (ils ne seront plus que six la tournée suivante).
Line-up complet :
Mike Oldfield (guitares)
Wendy Roberts (voix)
Maggie Reilly (voix)
Nico Ramsden (guitares)
Hansford Rowe (basse)
Tim Cross (claviers)
Peter Lemer (claviers)
Pierre Moerlen (batterie)
Mike Frye (percussions)
Benoit Moerlen (vibraphones)
Peter Acock (saxophone et vents)
MWCD-034/035 (2000's)
GREX-029 (2015)
Liste des pistes :
CD1
1- Platinum 1-4 (19:04)
2- Punkadiddle (5:23)
3- I Got Rythm (5:52)
4- Polka (3:21)
5- Incantations 1-4 (23:11)
CD2
1- Ommadawn (+ présentation des musiciens) (19:58)
2- Tubular Bells Part 2 (8:44)
3- Tubular Bells Part 1 (30:14)
Deux éditions CD de ce concert ont été réalisées sous le titre Irish Bells, dont la première éditée au milieu des années 2000 sous le label Mindwarp (réf. MWCD-034/035), et une seconde en 2015 par Grexit Records (réf. GREX-029). Si le contenu reste le même, le contenant lui a évolué passant d'un simple boitier plastique à une pochette cartonnée reprenant le format des rééditions japonaises vinyl-replica (imitation des pochettes vinyles au format CD). Un packaging soigné et plutôt original donc !
S'agissant d'un enregistrement professionel, la qualité audio après nettoyage est très honnête, même si bien sûr il n'a pas bénéficié d'une remasterisation du niveau des lives sur les rééditions Deluxe de 2012 et 2013. Un léger remaniement des pistes également au niveau des transitions entre les
morceaux (qui à l'origine étaient entre-coupés des commentaires de
l'animateur radio et certainement de publicités). A noter qu'auparavant d'autres bootlegs de qualité variable avaient déjà circulés sous d'autres noms.
Irish Bells (GREX-029 - extérieur pochette)
Irish Bells (GREX-029 - intérieur pochette)
C'est en tout cas un concert qui mérite d'être (re)découvert - avec une mention spéciale pour l'arrangement de 30 minutes sur Tubular Bells Part 1 et son final - et qui vient compléter la liste des lives de qualité retraçant la tournée 80 de Platinum dont Live at Wembley Arena (Londres, 28 mai ; sur la Deluxe de Platinum) et Live in Knebworth (21 juin ; sur The Essential Mike Oldfield) pour ne citer qu'eux. Peut-être bénéficiera-t-il un jour d'une remasterisation officielle digne de ce nom ? (encore un sur la liste...)
En attendant vous pouvez trouver ce nouveau bootleg en vente sur plusieurs plate-formes comme eBay ou Discogs, mais aussi l'intégralité du concert en plus ou moins bonne qualité sur Youtube. ;-) Enjoy!
La nouvelle très amère de ce début de mois concerne les sessions "perdues" éditées par Perh Martinez (chez Magpie Records) sur l'album Througham Slad's Lost Sessions. Après avoir annoncé la sortie d'une deuxième partie axée sur Ommadawn (!..), il s'est avéré que les premiers extraits diffusés étaient en réalité des musiques de fans récupérées sur internet et déguisées par M. Martinez pour donner l'illusion qu'il s'agissait de démos inédites issues de 1975... En approfondissant, il semble que Lost Sessions ne soit pas épargné par l'arnaque. En effet, les deux morceaux bonus de l'album (les démos de Argiers et de Portsmouth) ont aussi été authentifiées comme fausses ! A l'heure où je publie ce billet, nous attendons toujours des explications ainsi que des excuses de la part de Perh Martinez qui semble avoir trahi plusieurs de ses collaborateurs par la même occasion. Les autres morceaux figurant sur TSLS sont bel et bien des sessions inédites enregistrées par Les Penning et Mike Oldfield, seuls les deux démos bonus (titres 8 et 9) sont à écarter... Les articles concernant cet album seront donc maintenus sur le blog.
Oldfield-like
Mise à jour : trois nouveaux albums ont été ajoutés au dossier sur les musiques "à-la-Oldfield" : The (Secret) Life of Angels de Tom Newman ; Connecting Images de Julius Dobos ; et Sanctuary de Robert Reed. Dossier à découvrir ICI.
Sanctuary
Et puis tant qu'on en parle, Robert Reed a publié la première partie d'une interview de promotion dans laquelle il explique notamment comment il en est arrivé à réaliser Sanctuary. Enfin, à moins d'une semaine de sa sortie officielle, nous avons pu découvrir le premier visuel de l'album aux formats vinyle et digipack-CD !
Après avoir découvert Througham Slad's Lost Sessions, édité chez Magpie Records, voici quelques précisions sur cet album sorti de l'oubli.
A la première écoute, l'impression qui ressort est que Leslie Penning mérite bien sa première place dans les crédits, car il s'agit effectivement plus d'un album de Leslie (lire la note en bas de page) sur lequel Mike a apporté son soutien en tant que guitariste, comme il avait l'habitude de le faire avec d'autres artistes (David Bedford, Pekka Pojhola...). Une sorte d'échange de services, car n'oublions pas que le flûtiste a également apporté sa contribution sur In Dulci Jubilo, Ommadawn, Cuckoo Song ou Pipe Tune... tous crédités à la discographie officielle de Mike Oldfield. Sauf qu'ici, à la différence de ces derniers, la performance de Mike est plus en retrait, elle laisse le devant de la scène aux mélodies virevoltantes, les arpèges folks se contentant la plus part du temps de tramer la piste (un peu à la manière de ce qu'il faisait déjà avec Sallyangie).
Pas de solo électrique, ni d'overdubs à l'infini, les morceaux sont courts (2'40" en moyenne), dans un style traditionnel, et les instruments se comptent le plus souvent sur les doigts d'une main (Portsmouth étant de loin le plus fourni). On découvre ainsi des duos bucoliques flûte/guitare en toute simplicité, comme les rafraichissants Nobody's Jig, Selinger's Round et Minuet (arrangement du thème classique composé par J-S Bach).
Certains titres s'offrent quand même de légères contributions supplémentaires, à l'image du plus posé Giles Farnaby, où les arpèges de Mike accompagnent la mélodie émue de Les, alors qu'une légère nappe de clavier vient caresser le duo sur la toute fin.
En définitif, Tower Hill et Portsmouth sont les deux morceaux les plus étoffés : le premier alternant les pistes de différentes flûtes et utilisant les claviers comme cuivre de substitution pour se donner un air plus solennel, voire même royal (dans un style rappelant le folk de The Geese & the Ghost d'Anthony Phillips) ; le second se voulant plus rythmé, avec son bodhran et ses tambourins. Le premier enregistrement de ce dernier (provisoirement intitulé Pompey) reste très proche de sa version définitive, tout comme celui du mélancolique Argeers, pour lesquels les arrangements n'ont a priori pas été modifiés par la suite.
L'album se conclut sur deux titres bonus : les démos de Argiers et Portsmouth, qui, une nouvelle fois, ne varient pas vraiment de leur version finale (la qualité des enregistrements restant en revanche plus médiocre). MAJ 16/07/2014 : Après l'arnaque révélée de Perh Martinez, ces deux derniers morceaux bonus se sont avérés être de fausses démos réalisées à partir des versions originales (d'où le manque de différence).
Cette poignée de morceaux jusque là inédits prolongent la série des courtes pièces instrumentales dans la tradition folk de l'univers oldfieldien et vient ainsi s'inscrire dans la lignée d'In Dulci Jubilo, Cuckoo Song et Wrekorder Wrondo (dans une instrumentalisation plus minimaliste et sans électrique), ou encore The British Grenadiers, titre de Les Penning sur lequel on a souvent crédité Mike Oldfield, à tort.
Toujours est-il que malgré le fait que ces enregistrements soient restés dans l'oubli près de 40 ans, le rendu sonore sur CD est largement au-dessus de ce qu'on aurait pu espérer. Le seul bémol revient au packaging, qui à mon avis aurait pu être un peu plus soigné en anticipant par exemple les écarts d'impression (vu le prix de vente ça n'aurait rien coûté)... mais, soyons honnêtes, ce n'est pas le plus important.
Liste des pistes :
1- Argeers (First Recording) 4'03"
2- Tower Hill4'15"
3- Nobody's Jig1'34"
4- Pompey (First Recording) 2'06"
5- Minuet (Bach) 2'22"
6- Selinger's Round1'30"
7- Giles Farnaby3'11"
Bonus :
8- Argeers (Demo Version) 3'58"
9- Portsmouth (Demo Version) 2'01"
Durée totale : 23 min 50 sec
Partition de Argeers, annotée par Mike
Crédits et remerciements
Note de Leslie Penning (livret du CD) :
"L'été à Penrhos semble durer pour toujours
Penrhos Court est un grand manoir noir et blanc situé aux alentours de Kington dans le Herefordshire que le propriétaire avait décidé de transformer en hotel - le premier niveau étant un restaurant haut de gamme dans un long bâtiment détaché.
Le projet fonctionnait bien et le restaurant prospèrait.
A ce moment là, je jouais de la musique traditionnelle avec trois de mes amis, au violoncelle, à la harpe et deux flûtes à bec. Notre repertoire comprenait des danses Tudor, des pièces issues du Complete Dancing Master de Playford et diverses compositions du 18ème siècle.
Martin, à qui appartenait le restaurant, a suggéré que je donne un coup de fil au guitariste qui habitait sur la colline, il aimerait peut-être jouer aussi ! Jusque là, je vivais musicalement en autarcie et je n'avais jamais entendu parler de Mike Oldfield ou de Tubular Bells, ce qui probablement était aussi bien car sinon je n'aurais jamais osé téléphoner.
Je suis allé lui rendre visite à sa maison sur Bradnor Hill - je lui ai joué quelques airs que nous faisions (incluant Portsmouth) et il m'a joué Froggy Went A-Courting. Il a aimé mes mélodies et j'aimais Froggy.
Après cela, nous avons "chanté pour nos convives" jusqu'à deux fois par semaines. Je jouais diverses flûtes, de la cornamuse/cromorne, du Kortholt et de la vielle à roue, et Michael, quant à lui, jouait sur de magnifiques guitares.
Un soir, nous avons entrainé Richard Branson et Karl Dallas de Melody Maker et ils nous ont fait une critique plutôt bonne.
Puis, soudainement, ce fût la fin de l'été à Penrhos.
A l'hiver 1976, un matin de Janvier, quand l'équipe du Manoir était à Througham Slad, la nouvelle maison de Michael, nous avons enregistré sept pièces que nous connaissions très bien. Ce devait être la maquette pour mon album. Cependant, deux de ces pièces, Porthsmouth et Argeers, ont été utilisées ailleurs et la bande Ampex pris la poussière pendant 37 ans sur l'étagère de mon studio - un souvenir muet d'une année merveilleuse."
J'en ai parlé il y a quelques jours (ici), Magpie Records édite pour la première fois une compilation d'enregistrements effectués au milieu des années 70 entre Mike Oldfield et Les Penning (le flûtiste que l'on peut entendre sur Portsmouth, Cuckoo Song ou encore Ommadawn). Ces morceaux totalement inédits comportent entre autres les démos de Argiers et Portmouth.
Hier, Perh Martinez (de Magpie Records) publiait sur sa page Facebook les visuels définitifs du CD tiré à seulement 100 exemplaires numérotés, confirmant du même coup la liste des pistes de l'album. Finalement, aux dernières nouvelles (de ce matin), 1 ou 2 copies étaient encore disponibles sur le site de Magpie Records...
MAJ 16/07/2014 : Après l'arnaque révélée de Perh Martinez, les deux derniers morceaux bonus de cet album se sont avérés être de fausses démos de Argiers et de Portsmouth
réalisées à partir des versions originales. Plus d'infos
Une petite rareté issue des années fastes de Mike Oldfield vient de faire son apparition.
Il s’agit d’enregistrements totalement inédits dévoilés pour la première fois
sur CD et édité chez Magpie Records en édition très limitée (on parle d’une
centaine d’exemplaires).