La Gibson EBS-1250 double manche basse/guitare ayant appartenu à Mike Oldfield (no. 90448)
[Mise à jour le 9/3/2023]
Avis aux ULTRA fans ! (et qui ont les moyens)
Le 8 mars 2023 aura lieu une vente aux enchères exceptionnelle dans laquelle figurera une basse/guitare Gibson EBS-1250 double manche rouge cerise, ayant appartenu à Mike Oldfield (Lot 420) !
Bon, mettons-nous d'accord il ne s'agit pas de la guitare la plus emblématique de Mike. Très peu d'images le montrent en train de jouer avec, et elle n'est à ma connaissance référencée sur aucun de ses albums, mais elle a bel et bien servi !
C'est tout d'abord dans le vidéo-clip de Wonderful Land (1980) que l'on aperçoit pour la première fois Mike Oldfield avec cette guitare pour le moins atypique. Certes, il s'agit d'un film où la musique est ajoutée par dessus l'image, mais il y a fort à parier que c'est le véritable instrument qui a servi pour enregistrer le single.
D'autant plus que d'autres documents d'archives datant de la même époque attestent que ce modèle avait bien sa place dans le studio de Mike de sa propriété de Denham. On l'aperçoit notamment sur les images du documentaire The Essential, toujours en 1980 (aux alentours de l'enregistrement de l'album QE2, donc).
Capture du documentaire The Essential (1980). La fameuse Gibson EBS-1250 est ici aperçue en arrière plan.
Toujours est-il que, pour la petite histoire, la guitare aurait finalement été cédée en octobre 1994, date à laquelle son actuel propriétaire l'aurait récupérée grâce à l'assistant personnel de Mike Oldfield, Jeremy Parker. Plus tard, c'est Tom Newman lui-même qui attestera qu'elle eut bien appartenu au Maestro, tout comme son conseiller technique sur l'album QE2, Richard Barrie, qui certifie qu'elle était déjà dans la collection de Mike en 1979. Nous n'en saurons malheureusement pas plus sur sa provenance... Bien que son numéro de série suggère une date de fabrication aux Etats-Unis en 1962, la description de l'article explique qu'il s'agit probablement d'une erreur, et que cette copie daterait plutôt de la fin des années 60, voire début des années 70.
Rare photo de Mike Oldfield jouant sur sa Gibson EBS-1250 (début 80's)
Hormis le fait qu'il ait appartenu à Mike Oldfield, il s'agit là d'un instrument vraiment rare, même si sa silhouette a été rendue célèbre par les guitar-heroes des années 70, de Jimmy Page sur Stairway To Heaven, à Don Felder sur Hotel California. En fait, ces doubles guitares étaient différentes dans le sens où elles proposaient un manche 12-cordes en plus du manche traditionnel 6-cordes (modèle Gibson EDS-1275), alors qu'ici, Mike possédait un manche de basse à la place du 12-cordes. Une différence notable qui en fait donc une pièce encore plus exceptionnelle (moins de 30 modèles auraient été fabriqués...).
Son estimation pour cette ventre s'élève entre 10 000 et 20 000 £.
Bref, au risque qu'elle prenne la poussière dans une collection privée, on regretterait presque de ne pas la voir exposée dans un musée. Espérons au moins qu'un vrai fan s'en empare, et qu'un musicien lui permette de s'exprimer à nouveau..! Des candidats ici ??? Rendez-vous mercredi 8 mars sur Guitar-Auctions !
Edit 9/03/2023: Aux alentours de 17h30 (heure française), hier, la Gibson double manche a donc été adjugée pour 12 500 £ (soit 14 000 €) auxquels s'ajoute une commission de 26,5% (!). Autant dire que l'heureux acheteur - qui était présent en salle - doit être un mordu !
Le lot 420 est parti pour 12 500 £ ce mercredi 8 mars 2023
Allez, pour le plaisir de la voir et l'écouter de plus près, voici un test sur cette fameuse Gibson, en haute définition cette fois (mais sans Mike) !
C'est au tour du journal britannique The Telegraph de nous proposer son récit autour de Tubular Bells à l'occasion des 50 ans de l'album culte, et des multiples évènements scéniques actuellement en tournée outre-Manche.
Cette fois, la parole est notamment donnée à l'arrangeur Robin A. Smith, qui a reçu la bénédiction de Mike Oldfield pour réorchestrer et mettre en scène son album de 1973. Robin Smith a souvent collaboré avec le Maestro puisqu'il était déjà aux mannettes en 1992, lors du concert de lancement de Tubular Bells II au pied du château d'Edimbourg, puis sur la scène de l'ouverture des JO à Londres en 2012. Il profite donc aujourd'hui des 50 ans du chef d'œuvre pour proposer sa propre interprétation en live avec une tournée exclusivement britannique qui prendra fin le 31 mars. Pas de concerts prévus à l'international donc, mais nous avons quand même droit à nos lots de consolation puisqu'une captation du spectacle a été éditée l'année dernière en DVD et Blu-ray (lien), et un réenregistrement est également sorti en CD (lien bandcamp).
La captation du live Tubular Bells par Robin Smith(à ne pas confondre avec celui du Royal Philharmonic Orchestra dirigé par Simon Dobson !!!)
La version de Tubular Bells réenregistrée par Robin Smith (CD)
L'article rédigé par James Hall revient donc principalement sur le succès de Tubular Bells et sur les lignes qu'il a brisée à l'époque. Tant du point de vue technique que musical. Les différents protagonistes que le journaliste cite le décrivent ainsi comme un ovni qui représentait une véritable prouesse pour tous ceux qui s'y sont frotté, jusqu'au réalisateur de sa première captation live sur la BBC en 1973, Tony Staveacre. Son témoignage précieux permet de revoir ce concert avec un œil tout simplement nouveau !
Cette rétrospective est ainsi l'occasion de rappeler que d'autres artistes se sont appropriés la musique de Tubular Bells, à commencer par le guitariste Steve Hillage, qui, dès 1974, avait été missionné pour faire rugir ses cordes électriques lors des performances du Royal Philharmonic Orchestra conduit par David Bedford (qui avait à l'époque réarrangé Tubular Bells et Hergest Ridge pour le classique). On raconte que Mike s'était moqué de la prestation du guitariste, mais jugé par vous même (vidéo plus bas)... Hillage avait quand même un sacré gratté sur le passage Ambient de la seconde partie, non ?? Un pur plaisir à réécouter et à revoir !
Je vous laisse découvrir cet article traduit pour vous en français, mais la version originale est bien sûr toujours disponible (ici et là).
Bonne lecture !
Too long, too complex, too weird: the twisted history of Tubular Bells
[Trop long, trop complexe, trop bizarre : la folle histoire de Tubular Bells]
par JAMES HALL (publié le 28 février 2023 - The Telegraph)
Il y a cinquante ans, ce succès improbable a lancé le label de musique de Richard Branson, a servi de bande-son au film L'Exorciste, et a fait de son jeune compositeur une star.
« C'est comme les alunissages. Tout le monde sait où il se trouvait lorsqu'il a entendu Tubular Bells pour la première fois », déclare Robin Smith, un musicien qui, le 3 février, s'est lancé dans une tournée britannique de 32 dates pour interpréter l'album ambient-prog-folk de 1973 de Mike Oldfield devant des dizaines de milliers de fans.
Sorti il y a 50 ans ce printemps, Tubular Bells a été un succès surprise qui a transformé son compositeur, alors adolescent, en une rock star aussi richissime que réservée. L'album - qui ne comprend que deux morceaux, sans voix, d'environ 25 minutes chacun - s'est vendu à 17 millions d'exemplaires, a lancé le label Virgin Records de Richard Branson, a servi de bande-son au film d'horreur le plus effrayant de tous les temps, et a même vu sa pochette en forme de tube tordu reproduite sur les timbres postaux du Royal Mail. Il a également marqué les débuts de la fusion de la musique classique et du rock, donnant lieu à l'un des spectacles musicaux les plus difficiles sur le plan logistique - mais finalement emblématiques - de l'histoire de la chaine BBC.
Smith dirige un ensemble de huit musiciens qui interprètent l'album en live (avec la bénédiction de son ami Oldfield, qui vit désormais aux Bahamas). Le fait que l'album remplisse encore les salles de concert d'Exeter à Édimbourg, souvent avec deux générations d'une même famille, témoigne de son attrait durable.
Même si vous pensez ne jamais avoir entendu l'album, vous l'avez forcément entendu. Ce motif au piano qui fait froid dans le dos, avec un tempo étrange, dans L'Exorciste, avant que Linda Blair ne fasse de la gymnastique avec sa tête et vous prive de votre capacité à dormir ? C'est Tubular Bells. C'est inoubliable. Mais l'album ne se résume pas à ce seul refrain. Certainement pas. Il regroupe tout, de la musique de chambre au folk en passant par le rock à la Metallica et les ambiances de Western Spaghetti. Et ce n'est que la première face du disque.
Dans ces conditions, il n'est pas surprenant que le succès de Tubular Bells ait été inattendu lors de sa sortie en 1973. Musicalement, il se situait quelque part à gauche du champ gauche*. Les albums les plus populaires au Royaume-Uni en 1972 (et qui n'étaient pas des compilations de hits) étaient soit des albums parfaitement taillés pour la radio, d'artistes comme Donny Osmond, Lindisfarne ou le gagnant écossais du télé-crochet Opportunity Knocks, Neil Reid ; soit des albums rock et glam de groupes comme Deep Purple et T. Rex. En 1973, Elton John, Slade et David Bowie dominaient les hit-parades. Mais si Tubular Bells devait partager un ADN musical avec quelqu'un, c'est bien le groupe progressif Yes, dont l'opus de deux heures Tales from Topographic Oceans est également sorti en 1973.
La sortie de l'album s'est faite presque par hasard, à une époque où Branson, entrepreneur en difficulté, tentait de percer dans le monde de la musique. Après avoir commencé sa carrière à 15 ans avec son magazine national Student en 1968, Branson s'est lancé dans la vente de disques par correspondance pour financer ses activités d'édition. Mais il s'est retrouvé en difficulté avec les autorités à cause de la façon dont avait été comptabilisée les taxes de l'époque. Il fut alors condamné à une énorme amende qu'il devait payer en multipliant ses activités liées à la musique. Il a notamment ouvert d'autres magasins, créé le studio d'enregistrement The Manor dans une maison de campagne délabrée de l'Oxfordshire, et lancé un label de disques si son équipe parvenait à trouver des artistes. Il n'y avait aucune garantie que ce dernier point se réalise.
Simon Draper, alors président de Virgin, a déclaré dans un documentaire récent que la plupart des musiciens ne voulaient pas signer avec un jeune label donné perdant. « Les artistes voulaient le pouvoir, l'argent et l'influence d'une grande maison de disques internationale, et j'étais donc très limité dans ce que je pouvais faire », a déclaré Draper. En outre, il affirme qu'il n'était pas motivé par la signature de futurs hits. « Ma motivation était de faire des disques qui étaient importants, révolutionnaires, avant-gardistes, et pas nécessairement des succès commerciaux ». Par défaut et donc à dessein, le terrain de chasse de Virgin était limité.
Quelle chance, alors, que l'un des premiers groupes à enregistrer au Manoir soit un groupe de soul appelé The Arthur Louis Band. Le guitariste remplaçant du groupe était un jeune homme timide de 19 ans appelé Mike Oldfield. Et Oldfield avait une activité secondaire. C'est le producteur résidentiel de The Manor, Tom Newman, qui a entendu pour la première fois une démo de Tubular Bells sur une « toute petite bobine » qu'Oldfield lui avait remise, une démo qu'il avait commencée à l'âge de 17 ans. Oldfield avait déjà été rejeté par plusieurs labels, qui, comme il l'a dit plus tard, le prenaient pour un « cinglé ». Mais Newman pensait que la démo était « sensationnelle ». Il envoya la démo à Draper qui convainc Branson d'utiliser Tubular Bells pour lancer le label Virgin. Oldfield travailla sur l'album pendant les temps morts du Manoir, jouant lui-même la plupart des instruments, de l'orgue Farfisa à la flûte traversière.
« L'avantage d'avoir un studio, c'est que nous avions parfois des périodes creuses, par exemple lorsque le groupe dormait », a déclaré Branson lors d'un récent documentaire de HBO sur sa vie. « Mike Oldfield est venu et a séjourné au Manoir, et pendant ces périodes creuses, les ingénieurs l'ont laissé entrer dans le studio et Tubular Bells a été enregistré. Simon [Draper, le président de Virgin à l'époque] a entendu la bande, me l'a apportée, nous l'avons tous les deux adorée, et avons donc décidé de la sortir. »
Selon certains témoignages, Virgin a d'abord essayé de vendre l'album à des maisons de disques plus importantes (Virgin agissant en tant que gestionnaire ou agent d'Oldfield). Un directeur de maison de disques américaine a proposé 20 000 dollars si des voix étaient ajoutées. L'offre fut rejetée. Une fois l'album sorti, Virgin « a dû jouer toutes ses cartes pour promouvoir cette musique », a déclaré Branson. « Nous avons réussi à l'intégrer dans le film L'Exorciste, ce qui a beaucoup aidé en Amérique. Tubular Bells est resté dans les charts pendant deux ou trois ans. »
La première face de l'album démontre à quel point cette musique est étrange. « Elle commence par un morceau répétitif de neuf minutes nous faisant croire à du classique, avec toutes ces lignes de rock sous-jacentes, puis il passe par une grande mélodie folk épique, puis à un autre morceau qui est presque une rencontre entre le rock de Metallica et Game of Thrones », explique Smith, son nouveau champion. « Il y a ensuite un peu de musique de saloon, suivie d'une sorte de truc à la Ennio Morricone-Clint Eastwood, puis vous avez cet incroyable maître de cérémonie [Vivian Stanshall, du groupe Bonzo Dog Doo-Dah] qui annonce les instruments, un peu à la manière d'un Benjamin Britten qui présenterait l'orchestre, mais sur l'un des riffs de guitare et de basse les plus durs qu'il soit possible de jouer. Je veux dire, la rigidité cadavérique s'installe presque après avoir joué ce riff. » La deuxième face va dans une direction complètement différente : « C'était de la musique chill avant que le chill n'existe », dit-il.
L'album démarre lentement mais entre dans les charts britanniques en juillet 1973 pour se loger dans le top 10 (bien qu'il faille attendre 15 mois avant qu'il n'atteigne la première place). Consciente de ce succès, la BBC prit l'initiative, en novembre 1973, de filmer Oldfield et son groupe en train de jouer l'intégralité de la première face de Tubular Bells pour une émission artistique dirigée par Melvyn Bragg, intitulée 2nd House.
La musique pop n'était pas nouvelle sur la BBC. L'année précédente, Bowie avait enthousiasmé les adolescents de la nation avec son interprétation de Starman dans Top of the Pops. Mais cette chanson durait trois minutes et demie, et n'atteignait pas demi-heure. De plus y avait un chanteur sur lequel les caméras pouvaient se concentrer. Tony Staveacre, qui réalisait 2nd House, m'a dit que le tournage de Tubular Bells était « absolument terrifiant », bien qu'il mette cela sur le compte du trac. L'équipe de 2nd House était plus habituée à filmer des extraits de ballets que des opus musicaux aussi incroyables.
« Nous avons eu une seule répétition et je pense que c'était tout. Pour une pièce aussi complexe et comportant tant de changements subtils - il y a une quarantaine de mouvements musicaux différents qui s'enchainent sans relâche - nous devions trouver un élément visuel pour accompagner la musique », se souvient Staveacre, aujourd'hui âgé de 80 ans. Afin de créer une « expérience visuelle », il a installé le groupe de 14 musiciens en rond, assis et tournés vers l'intérieur, une mise en scène qu'il a empruntée à un enregistrement CBS de 1957 d'un concert de Billie Holiday. Les spectateurs pouvaient ainsi observer les contacts visuels entre les interprètes pendant qu'ils tissaient la toile complexe de Tubular Bells. Il affichait également des visuels sur l'immense logo 2nd House derrière le groupe au fur et à mesure de la performance. Pour ce faire, il avait utilisé une technique de pointe de la BBC appelée « Colour Separation Overlay » (un trucage du type écran vert mais avec de la lumière bleue). Cela permis de faire accompagner la musique de manèges de foire et de vagues. Le tout fut filmé en une seule prise.
La diffusion de l'émission est étonnante à regarder aujourd'hui. Cela est dû en partie au groupe d'Oldfield. Il comprenait Mick Taylor, alors membre des Rolling Stones, Steve Hillage de Gong (un autre groupe Virgin) et le compositeur (aujourd'hui Sir) Karl Jenkins, qui faisait alors partie de Soft Machine. « C'était extraordinaire. Ils étaient totalement professionnels. Personne ne jouait la rock star. Tout le monde était à l'heure », dit Staveacre.
Ce spectacle marquait aussi l'une des premières fois à la télévision où les mondes du classique et du rock se percutaient. Le groupe était constitué comme un orchestre de chambre où ses membres jouent à partir de partitions imprimées. Pourtant, les cheveux longs et les solos ravageurs des musiciens évoquaient d'autres contrés. Oldfield portait une veste brune sous sa crinière et jouait avec une insouciance qui évoquait davantage une jam-session dans une chambre d'étudiant qu'une émission en prime-time sur la British Broadcasting Corporation. Cette configuration en forme de rock de chambre est courante aujourd'hui - le spectacle rappelle fortement les concerts de Radiohead après 2000, dans lesquels les membres du groupe se nourrissent les uns des autres pour créer des paysages sonores complexes - mais à l'époque, c'était révolutionnaire. « Cela m'effraie aujourd'hui de penser à l'audace dont nous faisions preuve à l'époque », déclare Staveacre.
Si vous doutez de l'aspect novateur de tout cela, ne cherchez pas plus loin que cet extrait exceptionnel montrant [Steve] Hillage en tenue psychédélique jouant à la guitare un solo de cinq minutes lors d'un concert d'Oldfield au Royal Albert Hall, cette fois accompagné d'un orchestre complet. Derrière Hillage est assis un contrebassiste du Royal Philharmonic Orchestra en cravate blanche et queue de pie. Son visage, alors que le Gong man emmène la musique dans des territoires de plus en plus éloignés, est une véritable image de stupéfaction. Deux mondes se heurtent vraiment.
Le film 2nd House a été visionné 5,6 millions de fois depuis son apparition sur YouTube il y a cinq ans. Staveacre dit que, bien qu'il n'ait jamais entendu Oldfield parler au sujet du spectacle, une personne liée à Tubular Bells en a été très heureuse. « Richard Branson était très content. Je crois me souvenir qu'une caisse de champagne a été livrée chez moi », dit-il.
Oldfield a toujours été un homme timide qu'il fallait à l'époque pousser pour qu'il se produise sur scène. Il détestait l'attention que lui apportait Tubular Bells et, souffrant d'une anxiété extrême, il s'est réfugié dans la campagne galloise peu après. Mais il est resté prolifique : il a depuis sorti 25 autres albums studio et divers albums live, collaborations et compilations. Il a également eu de nombreux singles à succès (dont Moonlight Shadow en 1983), a enregistré une version du thème de Blue Peter et a joué lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Londres en 2012. Lors d'une période difficile avec Virgin en 1990, Oldfield a envoyé un message à Branson en morse sur l'un de ses morceaux : « F-CK OFF RB. »
Robin Smith, qui a vu Oldfield pour la dernière fois lorsqu'ils ont travaillé ensemble sur le spectacle des Jeux olympiques, le décrit comme une « belle et merveilleuse personne qui n'aime pas les feux de la rampe ». Je pourrais dire que le côté dissident et un brin anarchique d'Oldfield font de lui une version prog rock des Sex Pistols, un autre poulain de Virgin. Est-ce la raison pour laquelle il ne participe pas à la tournée du 50e anniversaire ? Mike a toujours cette attitude [punk] : « Prenez-moi comme je suis, je vous donnerai de la musique, mais n'essayez pas de me forcer à faire quoi que ce soit, parce que je ne le ferai pas », dit Smith.
De plus, comme Branson, Oldfield a une île au soleil sur laquelle il peut se détendre grâce en partie à Tubular Bells. Et oubliez les alunissages ou les Sex Pistols. M. Oldfield a comparé son album à un autre phénomène culturel, sorti de nulle part et impliquant, à juste titre, un enfant prodige créant de la magie. « C'est toujours l'outsider, le mouton noir, qui devient le blockbuster », a-t-il déclaré en 2014 à propos de son succès. »
Mike Oldfield’s Tubular Bells – the 50th Anniversary Celebration est en tournée jusqu'au 31 mars. Tickets sur : mikeoldfieldofficial.com
Traduit en français par orabidooblog.
* « champ gauche » en référence au terme pour désigné l'un des coins les plus extrêmes d'un terrain de baseball.
En pleine période de confinement, quoi de mieux que de profiter de son temps confortablement installé.e.s devant sa platine à se repasser la première face d'Ommadawn, la fresque Crises ou les soixante minutes extraordinaires d'Amarok, tout en dégustant une Guinness bien onctueuse ? :)
Il est certain que ce début d'année aurait été le timing parfait pour découvrir la nouvelle cuvée du Maestro, surtout qu'un nouvel opus [a.k.a Tubular Bells IV] nous est annoncé depuis maintenant plus de trois ans ! Mais non, en témoigne l'activité d'Orabidooblog, nous n'avons aucune nouvelle à nous mettre sous la dent depuis la campagne promotionnelle de Return to Ommadawn. Le loup solitaire est bel et bien retourné se réfugier (enfin, toujours sous les palmiers!).
Mais cela était sans compter sur les multiples labels semi-obscurs-pseudo-officiels qui pullulent et rachètent [on imagine] les droits de morceaux jusque là restés inexploités en dehors de leurs seules diffusions d'époque, puis sur des CD-R pirates... La magie d'internet a permis ensuite que ces reliques réémergent
en libre accès auprès de tous, via les plateformes de partage, Youtube
et consorts... et souvent pour le plus grand bonheur des fans !
Dans cette catégorie on retrouve donc beaucoup de retranscriptions de concerts enregistrés pour les radios et les télévisions européennes des années 70 à 2000, date à laquelle Mike Oldfield a cessé de tourner. Ces dernières années avaient déjà été l'occasion de découvrir quelque-unes de ces éditions non-officielles et surtout très variables du point de vue de leur qualité et intérêt (Irish Bells, Live at the BBC, Carnegie Hall 1993, etc...). Cependant, l'offre n'avait jamais été aussi large que ces derniers mois, car les éditions sont nombreuses, sur différents formats, et surtout couvrent plusieurs périodes musicales de Mike.
Petit tour d'horizon de ces "nouveautés" pas toujours honorables...
LIVE THEN & NOW
Disque 1
1- In the Beginning (1:59)
2- Let There Be Light (4:53)
3- Supernova (3:26)
4- Crystal Clear (5:41)
5- Shadow on the Wall (4:39)
6- Ommadawn Part 1 ["short version"] (10:40)
7- Band Intro (1:08)
8- Cochise (5:30)
9- Embers (4:12)
10- Summit Day (5:09)
11- Muse (2:21)
Disque 2
1- The Source of Secrets (5:59)
2- The Watchful Eye (2:10)
3- Jewel in the Crown (3:50)
4- Outcast (3:50)
5- Serpent Dream (3:01)
6- The Inner Child (4:12)
7- Secrets (3:45)
8- Far Above the Clouds (7:03)
9- Moonlight Shadow (5:39)
10- Family Man (6:47)
11- Far Above the Clouds Encore (7:45)
Sorti en juillet 2019, ce double album anniversaire est la retranscription du concert au Spodek Hall de Katowice (Pologne) joué 20 ans plus tôt, le 25 juillet 1999 pendant la tournée Then & Now. Ce concert était déjà connu des puristes et apporte surtout un intérêt pour les amateurs de la musique électro-ambient de Mike Oldfield.
On y retrouve bien sûr les titres de l'album Tubular Bells III sorti un an plus tôt, avec en prime une revisite complète de Far Above the Clouds en guise de grand final ; mais aussi les versions live de certains morceaux plus inhabituels issus de The Songs of Distant Earth et Guitars. Sans oublier les incontournables tubes Moonlight Shadow, Shadow On the Wall, et même Family Man, interprétés - tant bien que mal - par l'énergique Pepsi Demacque.
Le concert avait été diffusé sur la radio polonaise dont est issue ce double CD, la qualité audio est bien au-dessus de la moyenne, mais assez inégales selon les prises de sons. Il faut dire que beaucoup de pistes numériques venaient se mêler aux instruments sur scène pour retranscrire les différentes atmosphères électroniques. D'ailleurs, c'est l'ambiance générale du concert qui est plutôt inégale, alternant les instrumentaux voluptueux, le rock à papa et les sessions de dance party, mais certains diront que c'est là toute la nature des disques de Mike ...d'autant plus à la fin des années 90 où il vivait à Ibiza !
Il y a en tout cas dans cet album live une sacrée dose d'énergie, Mike fait rugir sa PRS tigrée comme jamais, parfait pour dynamiser vos sessions de télétravail ;-)
-- Live Then & Now (2019), édité par Sutra (2CD). Date de sortie le 26 juillet 2019. Commander / Order
BEST OF POLAND 1999
Face 1
1- Shadow On The Wall
2- Let There Be Light / Supernova
3- Ommadawn Part 1
Face 2
1- Moonlight Shadow
2- Family Man
3- The Innter Child / Secrets
4- Serpent Dream
Repris du même concert que sur l'album cité plus haut, les morceaux du live à Katowice figurant sur cette édition sont en fait une sélection casée sur un unique vinyle 33-tours de 48 minutes. On y retrouve donc en priorité les airs les plus connus et [surtout?] les plus vendeurs : Ommadawn, Moonlight Shadow, le thème de Tubular Bells III, etc... A priori, sans trop d'intérêt, à moins de vouloir en profiter sur vinyle plutôt que sur CD.
A noter que la pochette est différente, mais ne correspond malheureusement pas au contenu car le cliché utilisé date de 1984...
-- Best of Poland 1999 (2020), édité par Cult Legends (Vinyle LP). Date de sortie le 3 avril 2020. Commander / Order
TUBULAR BELLS LIVE PREMIERE
Queen Elizabeth Hall, London June 25th 1973 BBC Radio 1 (Tubular Bells Premiere)
1- Tubular Bells, Part One (28:00)
2- Tubular Bells, Part Two (27:48) BBC Studios, Shepherd's Bush, London, UK 30th November 1973 BBC-TV (UK TV "2nd House")
3- Tubular Bells, Part One (16:57)
Edité au Japon en décembre 2019, ce CD non-officiel est une compilation des deux premières sessions live de Tubular Bells par Mike Oldfield en 1973 : celle du 25 juin au Queen Elizabeth Hall de Londres, diffusée sur la BBC Radio 1 ; et celle du 30 novembre dans le studio de la BBC Shepherd's Bush (toujours Londres) pour le programme TV "2nd House".
Bien que la première performance ne soit jamais sortie autrement qu'en bootleg, la seconde a bénéficié plusieurs fois d'éditions officielles, notamment en 2009 sur le DVD bonus de Tubular Bells Deluxe, mais il ne s'agit ici que d'un extrait de 17 minutes (certainement pour pouvoir caser les trois pistes sur un seul CD).
La qualité audio est passable, la retranscription du Queen Elizabeth Hall a été dépourvue des commentaires de l'animateur radio, mais le son est resté tel quel (comprenez pas terrible).
-- Tubular Bells Live Premiere (2019), édité par Alive The Live (CD). Date de sortie le 30 novembre 2019. Commander / Order
ADVENTURES IN HANNOVER
Disque 1
1- Welcome (0:43)
2- Taurus I (11:18)
3- Sheba (3:25)
4- Mirage (5:08)
5- Band Introduction (1:17)
6- Platinum Parts I-IV (15:17)
7- Tubular Bells Part II (6:41)
8- Sailor's Hornpipe (3:06)
9- Conflict (5:26)
Disque 2
1- Ommadawn Part I (20:55)
2- Tubular Bells Part I (17:33)
3- QE2/Portsmouth (7:46)
4- Punkadiddle (6:32)
Retranscription radiophonique du live au Eilenriedhalle de Hannovre (Allemagne) le 2 avril 1981, ce double album présente l'intégralité du concert de la tournée européenne Adventure Tour 81, au lendemain de celui donné à Essen - déjà présent sur l'édition Deluxe de QE2 sortie en 2012.
Pas grand chose à redire sur la qualité de l'enregistrement (hormis peut-être les chants de Maggie Reilly), et encore moins sur la performance : on a affaire à du bon vrai live !
A l'instar de ce qu'on peut voir sur le Live at Montreux, Mike Oldfield était très bien entouré et en grande forme malgré les dates qui s'enchainent depuis 79. Tous autour de lui se sont appropriés les morceaux de Platinum, QE2, Tubular Bells et Ommadawn, les réorchestrations - plus rock - sonnent toujours aussi bien. La batterie de Morris Pert et les percussions de Mike Frye sont omniprésentes, Tim Cross aux claviers est survolté, et les envolées de Mike, aussi bien à la Gibson SG qu'à la mandoline sont simplement jouissives ! Cette grande période de tournées européennes mérite vraiment que l'on s'y attarde.
-- Adventures in Hannover (2019), édité par Unicorn (2CD). Date de sortie le 13 décembre 2019. Commander / Order
THE LOST TAPES
1- Platinium III-IV
2- Tubular Bells Part II
3- In High Places
4- Mount Teide
5- The Lake
6- Five Miles Out
7- Crystal Gazing
8- Tricks of the Light
9- Discovery
10- Saved By a Bell
11- Moonlight Shadow
The Lost Tapes, ou les bandes perdues en français... Car soyons clairs, cette édition plus que médiocre ne mérite pas que l'on s'y intéresse à moins d'être un complétiste absolu. L'album live reprend une sélection de morceaux issus du concert de San Sebastián (Espagne) donné le 23 août 1984 lors du Discovery Tour. Bien qu'une captation ait été faite pour être diffusée à l'époque à la télévision, on est en droit de douter que cette édition reprenne vraiment les bandes d'origine tant la qualité audio obtiendrait tout juste la mention passable.
Les coupures parfois très abruptes entre les morceaux sont laissées telles quelles, il y a des parasites, comme s'il s'agissait tout simplement de la copie audio d'une VHS retrouvée sur Youtube... Et que dire de la pochette ! Elle illustre parfaitement le sérieux mis dans la confection de ce CD puisqu'elle représente une photographie de Mike Oldfield prise à l'époque de Tubular Bells II en ...1992.
Bref, même si ce n'est pas la meilleure, la tournée Discovery Tour 84 mérite bien mieux que ce traitement. Ce n'était pourtant pas si difficile, rien qu'à écouter la retranscription du concert de Viareggio (Italie) on sait qu'il existe des enregistrements bien plus exploitables.
-- The Lost Tapes (2020), édité par Laser Media (CD). Date de sortie le 6 mars 2020. Commander / Order
THE SPACE MOVIE ORIGINAL SOUNDTRACK
Disque 1
1- Hergest Ridge (fragments de la version orchestrale et originale) (19:44)
2- Ommadawn (fragments de la version originale) (28:48)
Disque 2
1- Tubular Bells (fragments de la version orchestrale et du mix Boxed) (27:09)
2- Incantations (fragments de la version originale) (27:14)
Est-ce qu'on parle bien de la même chose ? S'agit-il vraiment des musiques originales ayant servi au film cette fois ? La réponse est oui ...et non ! Ce double album est une sorte d'inédit car jamais une édition "commerciale" n'avait inclus de version live orchestrale d'Hergest Ridge, mais il ne s'agit là que d'extraits, édités initialement pour apparaître sur la bande originale du film de Tony Palmer en 1979. Un premier test pressing sur quatre faces avait été [en partie] fabriqué, mais le disque n'a finalement jamais vu le jour. On retrouve donc sur cette BO une sélection de morceaux issus de musiques figurant bien dans le film, à ceci prêt que ce ne sont pas forcément les mêmes mix qui ont été choisis.
En effet, bien que le film présente par exemple certains extraits alternatifs d'Incantations (issus entre autres des démos, comme la fameuse Spacevocation de la Partie 4), cette sélection ne reprend finalement que des extraits de l'album définitif, avec quelques bribes de discours issues du film parsemées ça et là. Pour ce qui est d'Hergest Ridge, le mix est un peu spécial puisqu'il compile des fragments de la version studio et de la version orchestrale pour en faire un seul et même morceau. Les coupes sont franches et les transitions d'une version à l'autre ne sont pas très propres... Comme si l'on était resté au stade de la maquette. Ne vous attendez donc pas à pouvoir profiter enfin d'une édition d'Orchestral Hergest Ridge digne de ce nom, ce ne sera pas encore pour cette fois... Les pistes d'Ommadawn et Tubular Bells sont du même genre : une succession d'extraits maladroitement collés entre eux avec des pistes sonores du film.
Niveau son, ce n'est pas mieux, puisque les enregistrements ne donnent pas vraiment l'impression d'avoir été nettoyés. Gonzo Multimedia comptait corriger le tir après leur premier essai en 2015, mais sans un véritable accès aux sources et une pointe de je-m'en-foutisme, ça ne pouvait être qu'une nouvelle déception.
Dans la lignée du coffret The Killing Fields, pour les fans hardcores du documentaire et de sa bande son, un coffret collector a même été édité avec une sélection de reproductions (photographies, cartes, poster, etc...) et un certificat d'authenticité signé par Tony Palmer lui-même. Le double CD y est inclus, ainsi que le DVD du film. Dommage que le prix soit si élevé par contre...
-- The Space Movie Original Soundtrack (2019), édité par Gonzo Multimedia (2CD). Date de sortie le 1er novembre 2019. Commander / Order
The Space Movie Directors Box Set (2019), édité par Gonzo Multimedia (Coffret). Date de sortie le 20 septembre 2019. Commander / Order
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Pour finir, puisqu'il n'y a finalement rien mieux que la musique pour parler d'elle même, je vous propose une sélection parmi les concerts qui ont été cités dans cet article et disponibles librement sur les plateformes. Bien sûr il y en a encore plein d'autres et cela peut vite devenir un bon passe-temps, alors bonne écoute !
Live de Tubular Bells Part 1 aux studios de la BBC, le 30 novembre 1973
Concert European Adventure Tour à Hannovre (Allemagne), le 2 avril 1981
[Suite] Concert European Adventure Tour à Hannovre (Allemagne), le 2 avril 1981
Concert Discovery Tour 84 à Viareggio (Italie), le 8 septembre 1984
Concert Then & Now de Katowice (Pologne), le 25 juillet 1999
Concert European Adventure Tour à Essen (Allemagne), le 1er avril 1981 (pistes 13-21)
Cela faisait plusieurs semaines que nous n'avions pas parlé du prochain album de Mike Oldfield : le quatrième opus - officiel - de la saga Tubular Bells !
Si le multi-instrumentiste nous avait déjà donné quelques détails sur ce projet novateur, rien de concret n'avait encore émergé publiquement. C'est désormais chose faite puisque Mike a publié fin janvier les tout premiers visuels du nouveau monde créé en réalité virtuelle, qui promet d'accompagner les musiques de Return To Ommadawn et de Tubular Bells 4 (source). Dans cette démo jouable uniquement sur Mac, on y découvre des graphismes rappelant ce que Mike avait décrit dans sa récente interview pour Classic Rock. Quinze ans après les univers contemplatifs développés pour Tr3s Lunas et Maestro, la technologie 3D a fait du chemin, même si ici le niveau graphique est encore en-deçà de ce qui est produit de nos jours. Parmi les surprises on y retrouve donc le monde hivernal de la pochette de RTO dessinée par Rupert Lloyd, et ses trois protagonistes, confirmant ainsi le lien direct avec l'opus sorti en début d'année. La bande son reprend le duo d'arpèges de la Partie 1 (2'05"), mêlé au bruissement du vent.
Un aperçu qui confirme que le nouveau projet avance vite, alors même que l'album RTO n'est sorti qu'il y a quatre semaines...
Dans la foulée, deux nouveaux sites internet ont fait leur apparition et nous préparent déjà à une promotion grand public : www.mikeoldfieldmusic.com et www.tubularbells4.com
Derrière ces noms de domaines plutôt évocateurs il n'y a pour le moment pas grand chose hormis un fond noir et une première annonce qui a la particularité d'être claire sans trop en dire :
Tubular Bells 4 arrive bientôt en 'AMP'
(format de lecture musicale avancée)
Ne cherchez pas pour l'instant, le format 'AMP' n'existe pas ailleurs ! Il s'agit certainement du nom provisoire donné à l'application dont parlait Mike ces derniers temps et qui sera vraisemblablement liée au programme de réalité virtuelle qu'il est en train de développer et pour lequel plusieurs de ses déclarations faisaient justement allusion à une lecture immersive permettant à son utilisateur de mixer à sa guise les multipistes instrumentales (source).
Rappelons quand même que malgré le côté très axé 'nouvelle technologie' de ce travail multimédia, Mike Oldfield a plusieurs fois déclaré que l’album instrumental, à l'instar de RTO, sera entièrement joué à la main. Ce qui nous amène au fond du sujet : c'est à dire la musique. En fin janvier le multi-instrumentiste publiait des photos présentant ses récentes acquisitions pour l'enregistrement de TB4, dont une superbe nouvelle guitare Telecaster jouée sur un ampli Avalon !
Mais c'est la semaine dernière que nous avons eu l'occasion de nous rendre un peu plus compte de l'ampleur du projet dans un sondage ouvert sur les réseaux sociaux par Mike lui-même. Une petite enquête informelle auprès des fans qui en dit long sur son ambition puisqu'il y demandait comment verrait-on mieux le prochain Tubular Bells à choisir entre : un album en quatre parties réparties sur deux disques - à la manière d'Incantations - ; ou un diptyque dont les sorties seraient étalées sur 2017 et 2018 - sans doute à la manière de Jean-Michel Jarre avec Electronica en 2015 et 2016.
En tout cas, bien qu'il s'agirait de la troisième fois de sa carrière que Mike Oldfield réalise un double album studio, ce sont surtout les délais qui impressionnent (Incantations et Light+Shade n'étaient sortis que 2 et 3 ans après leur prédécesseur). Espérons donc que cette boulimie créative n'aille pas à l'encontre de la qualité et de la richesse de ce nouvel opus... Et comme pour nous préparer encore un peu plus à l’événement, ce weekend une nouvelle étape a été franchie avec une première ébauche
de la pochette postée sur Facebook. On y découvre - sans grande
surprise - le célèbre logo de TB incliné à 45° pour représenter
le chiffre 4, devant un ciel modélisé par ordinateur. Un brouillon qui a été repris pour inaugurer le nouveau groupe TubularBells4
ouvert dans la foulée par Mike.
Ébauche du visuel pour le prochain Tubular Bells 4
Le 26ème album de Mike Oldfield à peine découvert, c’est donc une nouvelle aventure qui commence sur les chapeaux de roues. Les annonces et les mises à jour sur l’état d’avancement promettent encore une fois d’être fréquentes, alors restez connectés !
-- Tubular Bells 4 par Mike Oldfield ; date de sortie prévue pour 2018
Dans la série des entretiens "On The Record" de Sony Xperia Lounge, Mike Oldfield a accepté de répondre à quelques questions pour la sortie de Return To Ommadawn le 20 janvier prochain. L'occasion de revenir sur quelques anecdotes autour de Tubular Bells, son premier succès, et son expérience de 2012 aux Jeux Olympiques. Mais les détails les plus alléchants concernent bien sûr son nouvel album instrumental et son prochain projet : Tubular Bells 4, qui semble se concrétiser peu à peu... Une interview vidéo très enrichissante et qui montre en tout cas que Mike est plus épanoui que jamais, et ça, ça fait plaisir !
Le clin d'oeil à Tubular Bells et l'enregistrement de l'avion dans les studios d'Abbey Road avec la complicité de Tom Newman est particulièrement intéressant car il révèle certainement l'origine de l'extrait ajouté sur certaines copies du picture-disc de 1978 de Tubular Bells. Vinyles sur lesquels on pouvait entendre, pendant quelques secondes, le bruit d'un moteur accompagné de rires à la fin de la Face B. Cet extrait est aussi surnommé "aircraft noise" (plus d'info).
-- Return To Ommadawn (2017) par Mike Oldfield ; édité chez UMC/Virgin EMI ; date de sortie le 20 janvier 2017. Précommandes / Preorders
Huit secondes, quatre mots, zéro son. « Mike Oldfield arrive prochainement... »
Voilà ce que Mike Oldfield vient cet après-midi de publier sur ses différents comptes Facebook. Une vidéo tellement simple qu'on pourrait presque tout imaginer. Mais Mike a beau aimer les devinettes, on ne peut qu'en conclure que l'annonce officielle de la sortie du 26ème album studio, Return to Ommadawn, est plus qu'imminente ! De quoi faire monter l'excitation des fans encore un peu plus !
Pour rappel, dans le même genre le teaser de Zombie, l'année dernière, avait précédé sa publication de 24h... Alors gardez l'oeil ! ;-)
-- Return To Ommadawn (2017) par Mike Oldfield ; édité chez Virgin (ref. 0602557256703) ; date de sortie le 20 janvier 2017.
Le 1er décembre prochain le flûtiste anglais Les Penning sortira son nouvel album intitulé Belerion. Orabidooblog a eu l'immense honneur d'interviewer ce musicien hors-pair qui a collaboré sur tant de succès avec Mike Oldfield, dont Portsmouth, In Dulci Jubilo et bien sûr Ommadawn ! L'occasion donc de revenir sur sa carrière et sa vision de la musique, en attendant ce nouvel album qui promet déjà des reprises des pièces issues du fruit des collaborations avec le Maestro...
Bonjour Les, et merci d'avoir accepté cet entretien. En décembre prochain sortira votre nouvel album intitulé BELERION. Quel est le concept derrière ce disque ?
Mon
album, 'Belerion' est un voyage mélodique - tous les morceaux sont connectés entre eux mais je n'en dirai pas plus ! Il y a un lien musical qui les unit tous du
premier au dernier. Peut-être pourrez-vous le retrouver aussi.
Pourquoi avoir choisi ce titre, et que signifie-t-il ?
Le titre de « Belerion » peut paraître étrange et mystérieux pour un album. C'est un nom très ancien pour Cornwall ou 'Shining Land' [n.d.w. noms anglais donnés pour la région des Cornouailles en Angleterre]. Je ne vis pas là-bas, pas physiquement, mais une partie de moi reste toujours là où je me suis promené et où j'ai passé parmi les meilleurs moments de ma vie. L'album était à l'origine intitulé « ...and the stones feel warm in Belerion » [n.d.w. « ...et les pierres sont chaudes à Belerion »], car un jour, en hiver, je suis allé voir l'ancien puits de Sancreed et le long du ruisseau j'ai touché la mousse recouvrant les pierres sur le chemin et à ma grande surprise elles étaient vraiment chaudes, et ce souvenir m'a conduit à m'intéresser à ce qui semble être une mystérieuse propriété connue des menhirs - ils sont chauds. Cornouailles est un pays de menhirs. Des pierres disposées par l'homme en cercles et en motifs ; il y a des formes dans le paysage qui défient l'entendement mais qui excitent la curiosité et soulèvent un mystère inévitable.
Belerion est en fait votre premier album solo, n'est-ce pas ?
En
fait Belerion n'est pas mon premier album. Il y a quelques années, j'ai
écrit et enregistré 'The Worldes Goodnyte' qui est encore disponible.
Il m'est particulièrement précieux car il ne doit rien aux influences du
passé et c'est probablement la raison pour laquelle beaucoup de gens
qui me connaissent par mon autre travail ne peuvent pas bien le comprendre.
Alors pourquoi ne pas avoir réalisé plus d'albums depuis tant d'années ?
La réalisation d'albums n'a pas beaucoup marqué ma vie car j'ai surtout été occupé par d'autres projets musicaux sensés payer
les factures. J'ai fait des singles, cependant, avec Polydor et Plant
Life, et j'ai enregistré pas mal de musiques ça et là
pour la télévision et le spectacle.
Les Penning, Phil Bates et Robert Reed
Deux artisles de premier choix ont collaboré à cet album, Phil Bates (ELO Part II) à la guitare, et Robert Reed (Magenta) comme multi-instrumentiste. A quel point ont-ils contribué à l'élaboration de cet album ?
Sans le grand Phil Bates je n'aurais jamais pu l'enregistrer,
et sans le génie de Rob Reed l'album n'aurait jamais été terminé et
encore moins été pressé. Le problème avec les albums c'est que je ne suis pas
très bon guitariste ! Je joue beaucoup d'instruments mais je ne joue pas de guitare, qui est le plus important. Lorsque Phil Bates et moi sommes devenus
amis il y a quelques années, j'ai pensé qu'il était temps d'écrire de
la musique que nous pourrions jouer ensemble. Très influencé par les
musiques anciennes, j'ai écrit quelques morceaux que Phil considérait comme
« complètement en-dehors de sa zone de confort », il s'est avéré, bien sûr,
que sa zone de confort était infiniement plus large qu'il ne l'avais imaginé,
son jeu est magnifique. Ces morceaux, entre autres, sont sur le nouvel
album Belerion.
Est-ce exact que l'album contiendra les ré-enregistrements de certains morceaux inédits réalisés avec Mike Oldfield en début 76 ?
Oui, quand Mike Oldfield a quitté Bradnor Hill et que
nous avons arreté d'aller jouer dans les salles du Penrhos Court [ndw Restaurant], nous nous sommes tout de même retrouvés dans sa nouvelle maison à Througham Slad dans le
Gloucestershire, et c'est là que nous avons enregistré sept morceaux issus de notre répertoire de Penrhos. Bien qu'ils aient été
destinés à faire partie d'un album que j'étais en train de fabriquer, d'une certaine manière, ça
n'est jamais arrivé.
En 2014 un album contenant les sessions perdues de Througham Slad a été édité, mais il s'est avéré par la suite que l'album était une arnaque contenant de fausses démos de Portsmouth et Argiers. Qu'est-il arrivé exactement ?
J'ai gardé la bande originale de ces enregistrements pendant environ 40 ans et, un jour, un homme en Espagne que je croyais digne de confiance m'a finalement persuadé de l'éditer - en effet, il semblait ne penser qu'à mes intérêts. Il en a fait un CD de mauvaise facture, il y a ajouté de fausses supposées démos, l'a vendu pour une somme exorbitante, puis il a disparu dans les montagnes !
Mike Oldfield va bientôt sortir la suite d'Ommadawn. Avez-vous gardé contact avec lui depuis le premier opus ?
Mike
a fini par s'éloigner et les jours d'Ommadawn sont révolus. Il est
possible que son nouvel album Return to Ommadawn puisse rappeler ces
souvenirs passés, je l'espère.
Thank you Les !
Belerion sortira le 1er décembre prochain en version CD. Il compilera 14 titres avec les revisites de six morceaux initialement enregistrés par Les Penning et Mike Oldfield à Througham Slad en janvier 1976 (Portsmouth, Tower Hill, Bach Minuet, Nobody's Jig, Sellinger's Round, et His Rest), ainsi que certains singles sortis auparavant dont British Grenadiers et Sussex Carol. L'album devrait également être accompagné d'un DVD contenant une interview exclusive de Les Penning. En attendant les précommandes sont d'ores et déjà disponibles sur le site www.magentashopfront.com !
Et pour patienter voici la vidéo du premier morceau dévoilé, Portsmouth :
Vous pouvez suivre l'actualité de Les Penning et Robert Reed sur leur page officielle Facebook
-- Belerion (2016) par Les Penning, avec Phil Bates (guitare) et Robert Reed (multi-instrumentiste) ; édité en CD+DVD; date de sortie le 1er décembre 2016.
En 1995, quelques mois après la sortie de l'album The Songs of Distant Earth, Gareth Randall interviewait Mike Oldfield dans son studio de Roughwood en Angleterre. Une interview qui revenait bien évidemment sur son dernier album, sur l'aspect moderne, voire futuriste, de la musique que Mike tentait alors d'explorer, mais également sur l'ovni Amarok. Tout un programme !
Vingt-et-un ans plus tard, Gareth Randall a tenu a publier un extrait audio enregistré lors de cet entretien particulier dans lequel on peut entendre la démonstration de Mike Oldfield jouant entre autre l'introduction d'Amarok à la guitare. Un document assez rare pour être partagé donc, car on rappelle que Mike Oldfield n'a jamais rejoué Amarok en concert ou en studio, et qu'aucune démo ou version alternative n'existe, l'album ayant été enregistré entièrement "à la volée". Extrait :
J'en profite pour partager la traduction de cette partie de l'interview, tirée de la retranscription disponible sur tubular.net (l'extrait audio couvre le dernier paragraphe) :
«[Gareth Randall]Ommadawn et Amarok sont presque toujours cités par les fans comme étant vos meilleurs albums.
[Mike Oldfield] Oui, mais l'avis des fans n'est pas synonyme de succès ! Amarok est l'album pour lequel j'ai vendu le moins d'exemplaires, mais techniquement c'est probablement la meilleure chose que je n'ai jamais faite. C'était une experience pour voir ce que je pouvais faire sans ordinateur - même si ça ne s'entend pas, tout a été joué à la main. Ca ressemble à du sample, mais chaque petite chose a été jouée à la main, et je me suis beaucoup amusé à le faire.
[GR] C'est à ce moment que je mentionne le riff d'intro méconnu (parmi les guitaristes !) d'Amarok, et Mike me répond "Oh, c'est facile !". Puis, il prend une guitare sèche, l'accorde et joue. Assis à quelques centimètres de lui, je pouvais observer sa technique de près - son jeu de la main gauche était étonnamment simple, n'utilisant la plupart du temps que deux doigts, tout le travail était fait au niveau de la main droite.
[MO] C'est juste une technique de hammer-on [taper sur les cordes]. J'ai appris ça quand je suis allé acheter une guitare sèche à Ivor Maraints ; il jouait cette petite mélodie [démonstration du picking] qui semblait géniale, mais en fait c'est vraiment facile à jouer, parce qu'on frappe les cordes seulement... [démonstration] Beaucoup de gens ne pense pas que je suis un guitariste car lorsque je joue on dirait que je ne fais rien, pourtant le son est bien là ! ...Si tu apprends une technique de picking basique issue de la musique folk, alors tu peux reproduire tout ce que je fais. Ca te prendra une après-midi... »
Plutôt encourageant, non ? :-)
(source : traduit de l'interview du 1er juin 1995 par Gareth Randall, retranscrit sur tubular.net)
Et pour promouvoir cette sortie Robert Reed a publié une nouvelle vidéo devoilant un peu plus la première partie de ce second opus aux allures encore très oldfieldiennes ! Je profite de ce post pour partager également deux autres vidéos issues des sessions d'enregistrements de l'album, dont une superbe performance de Simon Phillips à la batterie !
Je rappelle que Sanctuary II est disponible aux formats vinyle et 2CD+DVD avec une version 5.1 ! (Plus d'info) De plus, un concert exceptionnel aura lieu à Londres le 8 octobre prochain et sera l'occasion d'enregistrer une version live de l'album avec un groupe d'une dizaine de musiciens pour une prochaine sortie DVD. Les tickets sont déjà en vente sur le site officiel, mais attention les places sont très limitées !
Robert Reed continue sa promo pour son nouvel opus Sanctuary II, et c'est aujourd'hui que sort le single promotionnel intitulé Marimba, morceau tout droit tiré de la deuxière partie de l'album et qui figurera sur le disque bonus de l'édition 2CD+DVD. Pour l'occasion, un EP exclusivement téléchargeable est sorti, avec quatre versions du single, et un clip-vidéo a été mis en ligne :
La (presque) totalité du EP Marimba est écoutable et téléchargeable ICI !
J'en profite pour ajouter une seconde vidéo promo publiée la semaine dernière et qui donne un premier aperçu de la contribution de Simon Phillips à la batterie sur la Partie 1 de Sanctuary II :
C'est maintenant officiel, le second opus de Sanctuary sortira le 10 juin 2016 en vinyle et édition 2CD/DVD avec version 5.1 ! A l'occasion de cette annonce une vidéo promotionnelle vient d'être mise en ligne et nous révèle la très jolie pochette de l'album ainsi qu'un extrait de la première partie (et non ce n'est pas le mont Hergest Ridge ;-).
Plusieurs invités de choix ont participé à ce projet dont Simon Phillips (batterie), Leslie Penning (flûtes), Tom Newman et Simon Heyworth (production son et mix). Ce premier extrait confirme en tout cas que Rob continue sur sa lancé et compte bien nous proposer un nouvel album aux sonorités très (ou trop) oldfieldiennes ! Ce sera à chacun de se faire son avis...
En terme de contenu, l'album sera donc divisé en deux longues fresques instrumentales comme pour le premier, mais un CD bonus compilant plusieurs morceaux indépendants accompagnera également l'édition. On y trouvera notamment des versions alternatives de certains morceaux de l'album, des remix de Tom Newman ainsi que des titres inédits enregistrés avec Les Penning (on regrette au passage de ne pas y voir figurer le single Sussex Carol enregistré à Noël...).
A l'instar de la reprise de To France par une certaine Lola Baï le weekend dernier dans l'un des télé-crochets du moment, les artistes françaises ont décidément le coeur à revisiter la musique de Mike Oldfield ! Dernière en date, la compositrice-interprète De Laurentis qui vient d'annoncer la sortie de son prochain EP intitulé Brand New Soul (29 avril), avec en titre-vedette une reprise chantée de la célèbre introduction de Tubular Bells. La revisite est donc totale, jusque dans l'instrumentalisation électro/pop du thème, mais on doit bien reconnaitre que le pari est osé. Je vous invite à découvrir ce nouveau titre lunaire dans son clip noir & blanc, et n'hésitez pas à dire ce que vous en pensez !
En BONUS 1, la réinterprétation de To France par Lola Baï (version studio), passée samedi dernier dans l'émission The Voice...
BONUS 2, la reprise de Sarah Brightman en 2013 avec son titre Closer (reprend le final de Tubular Bells - Part One)
BONUS 3, encore une reprise chantée du final de Tubular Bells avec Eva Mali et son titre Into The Sky.
Album Preview "Into The Sky"
Hello everybody!I'm so excited to present you this first little preview of my upcoming album! This song is called "Into The Sky" and it is the official vocal version of Tubular Bells by Mike Oldfield (who is also playing guitar on my album).In the coming weeks we will present more of my songs to you online, so stay tuned!How do you like it?
Posté par Eva Mali Official sur mardi 3 juin 2014
Alors que plusieurs fans espéraient voir un nouveau titre de Mike Oldfield sortir pour Noël, la surprise nous vient finalement de son ancien acolyte, le flûtiste Les Penning, qui publie aujourd'hui un morceau inédit en collaboration avec Robert Reed !
Revisite du morceau traditionnel Sussex Carol, cette nouvelle version - enregistrée à la dernière minute après que les deux musiciens se soient rencontrés - est juste une merveille pour les amateurs de petits instrumentaux folks qui ont tant contribué au succès de Mike Oldfield dans les années 70, avec entre autres In Dulci Jubilo et Portsmouth pour ne citer qu'eux (morceaux pour lesquels Les Penning avait justement contribué) !
Le titre est à découvrir sur YouTube (avec sa vidéo de Laurel & Hardy) et Bandcamp ! Enjoy et Joyeux Noël !